Vanity, presumption, ambition, adulation, malice and folly, flatulent
emptiness and ill digested fulness, misdirected talent and misapplied
devotion, wantonness and want, good motives, bad motives, and mixed
motives have given birth to verses in such numberless numbers, that
the great lake of Oblivion in which they have sunk, must long ago have
been filled up, if there had been any bottom to it. But had it been so
filled up, and a foundation thus laid, the quantity of love poems
which have gone to the same place, would have made a pile there that
would have been the eighth wonder of the world. It would have dwarfed
the Pyramids. Pelion upon Ossa would have seemed but a type of it; and
the Tower of Babel would not, even when that Tower was at its highest
elevation, have overtopt it, though the old rhyme says that
Seven mile sank, and seven mile fell,
And seven mile still stand and ever shall.
_Ce n'est que feu de leurs froids chaleurs,
Ce n'est qu' horreur de leurs feintes douleurs,
Ce n'est encor de leurs souspirs et pleurs,
Que vents, pluye, et orages:
Et bref, ce n'est à ouir leurs chansons,
De leurs amours, que flammes et glaçons,
Fleches, liens, et mille autres façons
De semblables outrages._
_De voz beautez, ce n'est que tout fin or,
Perles, crystal, marbre, et ivoyre encor,
Et tout l'honneur de l'Indique thresor,
Fleurs, lis, œillets, et roses:
De voz doulceurs ce n'est que succre et miel,
De voz rigueures n'est qu' aloës, et fiel,
De voz esprits c'est tous ce que le ciel
Tient de graces encloses._
* * * * *
_Il n'y a roc, qui n'entende leurs voix,
Leurs piteux cris ont faict cent mille fois
Pleurer les monts, les plaines, et les bois,
Les antres et fonteines.
Bref, il n'y a ny solitaires lieux,
N'y lieux hantez, voyre mesmes les cieux,
Qui ça et là ne montrent à leurs yeux
L'image de leurs peines._
_Cestuy-la porte en son cueur fluctueux
De l'Ocean les flots tumultueux,
Cestuy l'horreur des vents impetueux
Sortans de leur caverne:
L'un d'un Caucase, et Mongibel se plaingt,
L'autre en veillant plus de songes se peingt,
Qu'il n'en fut onq' en cest orme, qu'on feinct
En la fosse d'Averne._
_Qui contrefaict ce Tantale mourant
Bruslé de soif au milieu d'un torrent,
Qui repaissant un aigle devorant,
S'accoustre en Promethee:
Et qui encor, par un plus chaste vœu,
En se bruslant, veult Hercule estre veu,
Mais qui se mue en eau, air, terre, et feu,
Comme un second Protee._
_L'un meurt de froid, et l'autre meurt de chauld;
L'un vole bas, et l'autre vole hault,
L'un est chetif, l'autre a ce qui luy fault;
L'un sur l'esprit se fonde,
L'autre s'arreste à la beauté du corps;
On ne vid onq' si horribles discords
En ce cahos, qui troubloit les accords
Dont fut basty le monde._[4]
Public-domain text, read in full here on John Shaqi.
Reviews
Reviews
No reviews yet
Be the first to share your thoughts on this work.
Join the Discussion
Join the discussion
Sign in to leave a comment or review.
Sign InorCreate an account