The Fairy Mythology: Illustrative of the Romance and Superstition of Various CountriesKeightley, Thomas
General
The Fairy Mythology: Illustrative of the Romance and Superstition of Various Countries
Keightley, Thomas
Fairies; Fairy tales; Folk literature; Folklore
[77] Dieu te mande que si tost que sera nuit que tu ailles en ung
chasteau que tu verras luire, et passe de bateau en bateau tant que tu
soies en une isle que tu trouveras. Et quand tu seras en lisle tu
trouveras une petite sente, et de chose que tu voies leans ne tesbahis
de rien. Et adone Ogier regarda mais il ne vit rien.
[78] Lequel estoit luiton, et avoit este ung grant prince; mais le roi
Artus le conquist, si fust condampne a estre trois cens ans cheval
sans parler ung tou seul mot; mais apres les trois cens ans, il devoit
avoir la couronue de joye de laquelle ils usuient en faerie.
[79] Et quand Morgue approcha du dit chasteau, les Faes vindrent au
devant dogier, chantant le plus melodieusement quon scauroit jamais
ouir, si entra dedans la salle pour se deduire totallement. Adonc vist
plusieurs dames Faees aournees et toutes courronnees de couronnes
tressomptueusement faictes, et moult riches, et tout jour chantoient,
dansoient, et menoient vie tresjoyeuse, sans penser a nulle quelconque
meschante chose, fors prandre leurs mondains plaisirs.
[80] Tant de joyeulx passetemps lui faisoient les dames Faees, quil
nest creature en ce monde quil le sceust imaginer ne penser, car les
ouir si doulcement chanter il lui sembloit proprement quil fut en
Paradis, si passoit temps de jour en jour, de sepmaine en sepmaine,
tellement que ung an ne lui duroit pas ung mois.
[81] Et quand ils furent tous deux montes, toutes les dames du chasteau
vindrent a la departie dogier, par le commandement du roi Artus et de
Morgue la fae, et sonnerent une aubade dinstrumens, la plus melodieuse
chose a ouir que on entendit jamais; puis, l'aubade achevee, chanterent
de gorge si melodieusement que cestoit une chose si melodieuse que il
sembloit proprement a Ogier quil estoit en Paradis. De rechief, cela
fini, ils chanterent avecques les instrumens par si doulce concordance
quil sembloit mieulx chose divine que humaine.
[82] Imp tree is a grafted tree. Sir W. Scott queries if it be not a
tree consecrated to the imps or fiends. Had imp that sense so early? A
grafted tree had perhaps the same relation to the Fairies that the
linden in Germany and the North had to the dwarfs.
[83] _Te_ or _tew_ (Drayton, Poly-Olb. xxv.) is to draw, to march;
from A.S. [Old English: teógan, tugan, teón] (Germ. _ziehen_), whence
_tug_, _team_.
[84] Beattie probably knew nothing of Orfeo and Heurodis, and the
Fairy Vision in the Minstrel (a dream that would never have occurred
to any minstrel) was derived from the Flower and the Leaf, Dryden's,
not Chaucer's, for the personages in the latter are not called
Fairies. In neither are they Elves.
[85] _Gönnen_, Germ.
[86] The "countrie of Faerie," situated in a "privee wone," plainly
accords rather with the Feeries of Huon de Bordeaux than with Avalon,
or the region into which Dame Heurodis was taken.
SPENSER'S FAERIE QUEENE.
Public-domain text, read in full here on John Shaqi.
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