The French Revolution: A Short HistoryJohnston, R. M. (Robert Matteson)
History
The French Revolution: A Short History
Johnston, R. M. (Robert Matteson)
France -- History -- Revolution, 1789-1799
Mais la France a la hache abandonne ta tete,
C'est au monstre egorge qu'on prepare une fete.
Parmi ses compagnons, tous dignes de son sort,
Oh! quel noble dedain fit sourire ta bouche,
Quand un brigand, vengeur de ce brigand farouche,
Crut te faire palir aux menaces de mort!
C'est lui qui dut palir, et tes juges sinistres,
Et notre affreux senat, et ses affreux ministres,
Quand, a leur tribunal, sans crainte et sans appui,
Ta douceur, ton langage et simple et magnanime
Leur apprit qu'en effet, tout puissant qu'est le crime,
Qui renonce a la vie est plus puissant que lui.
Carrier and the atrocities at Nantes gave him an even stronger text:
Vingt barques, faux tissus de planches fugitives,
S'entrouvrant au milieu des eaux,
Ont elles, par milliers, dans les gouffres de Loire
Vomi des Francais enchaines,
Au proconsul Carrier, implacable apres boire,
{271}
Pour son passetemps amenes?
Et ces porte-plumets, ces commis de carnage,
Ces noirs accusateurs Fouquiers,
Ces Dumas, ces jures, horrible areopage
De voleurs et de meurtriers,
Les ai-je poursuivis jusqu'en leurs bacchanales,
Lorsque, les yeux encore ardents,
Attables, le bordeaux de chaleurs brutales
Allumant leurs fronts impudents,
Ivres et begayant la crapule et les crimes,
Ils rappellent avec des ris,
Leurs meurtres d'aujourd'hui, leurs futures victimes,
Et parmi les chansons, les cris,
Trouvent deca, dela, sous leur main, sous leur bouche,
De femmes un venal essaim,
Depouilles du vaincu, transfuges de sa couche,
Pour la couche de l'assassin?
The writer of such lines could not hope to escape the proscriptions of
the Terror; and it was in prison, awaiting his turn for the guillotine,
that his last fragments were written. There a young girl, a fellow
prisoner, became the heroine of perhaps his most beautiful lines:
LA JEUNE CAPTIVE.
"L'epi naissant murit, de la faux respecte;
Sans crainte du pressoir, le pampre tout l'ete
Boit les doux presents de l'aurore;
Et moi, comme lui belle, et jeune comme lui,
{272}
Quoique l'heure presente ait de trouble et d'ennui,
Je ne veux point mourir encore.
"Je ne suis qu'au printemps, je veux voir la moisson;
Et comme le soleil, de saison en saison,
Je veux achever mon annee.
Brillante sur ma tige, et l'honneur du jardin,
Je n'ai vu luire encore que les feux du matin,
Je veux achever ma journee.
* * * * * *
Ainsi, triste et captif, ma lyre toutefois
S'eveillait, ecoutant ces plaintes, cette voix,
Ces voeux d'une jeune captive;
Et secouant le faix de mes jours languissants,
Aux douces lois des vers je pliais les accents
De sa bouche aimable et naive."
One last quotation gives a picture of the prison of St. Lazare, whence
he went to the scaffold a few days after penning these lines:
Public-domain text, read in full here on John Shaqi.
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