The Jesuit Relations and Allied Documents, Vol. 2: Acadia, 1612-1614
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The Jesuit Relations and Allied Documents, Vol. 2: Acadia, 1612-1614
Canada -- History -- To 1763 (New France); Indians of North America -- Canada; Jesuits -- Missions; Jesuits -- North America
of the leaders of the enterprise, who, at the risk of their lives
and their fortunes, have discovered coasts and interior lands
where no Christian had ever been. There is another consideration
which I do not wish to set down in writing, and which alone ought
to obtain the above-mentioned privileges to those who present and
offer themselves to settle and defend the province, and indeed
to give assistance to the entire French colony over there. There
has always been a complaint that affairs of general importance
are ruined by giving too much attention to the consideration of
personal interests. It is to be feared this may be the case in the
affairs of the new World, if we neglect them, and do not encourage
those who, with an unchangeable purpose, take great risks for the
welfare, the honor, and the glory of France, and for the exaltation
of the name of God, and of his Church.
[6] VOYAGE EN LA TERRE-NEUVE.
I'ay rapporté en mon histoire de la Nouvelle France ce qui est des deux
premiers voyages faits outre mer par le sieur de Poutrincourt. Ici i'ay
à écrire ce qui s'est ensuiui és voyages subsequens. Depuis quelques
années une succession lui est echeuë a cause de Dame Iehanne de Salazar
sa mere, qui est la Baronnie de Sainct Iust en Champagne. Les rivieres
de Seine & d'Aulbe rendent le lieu de cette Baronnie autant agreable,
que fort & avantageux à la defense. Là au commencement de Février mil
six cens dix il fit partie de son equippage, y ayant chargé vn bateau
de meubles, viures, & munitions de guerre, voire tellement chargé
qu'il n'y restoit que deux doigts de bord hors de l'eau. Cependant la
riviere estoit enflée & ne se pouuoit plus tenir en son lict à cause
des longues pluies hivernales. Les flots le menaçoient souuent, les
perils y estoient presens, mesmement és passages de Nogent, Corbeil,
Sainct Clou, Ecorche-veau, & autres où des bateaux perirent à sa veuë,
sans qu'il fust aucunement emeu d'apprehension. En fin il parvint à
Dieppe, & apres quelque sejour il se mit en mer le 26. dudit mois
de Février. Plusieurs en cette ville là benissoient son voyage, &
prioient Dieu pour la prosperité d'icelui. La saison estoit rude, &
les vents le plus souvent contraires. Mais on peut bien appeller vn
[7] voyage heureux, quand en fin on arrive à bon port. [_Forbans, ce
sont Pyrates._] Ils ne furent gueres loin qu'ils rencontrerent vers
le Casquet vn nauire de Forbans, lesquels voyans ledit Sieur & ses
gens bien resolus de se defendre si on les attaquoit, passerent outre.
Le 6. de Mars ils rencontrerent vnze navires Flamens, & se saluerent
l'vn l'autre de chacun vn coup de canon. Depuis le 8. iusques au 15.
il y eut tempéte, durant laquelle vne fois ledit Sieur estant couché
à la poupe, fut porté de son lict pardessus la table au lict de son
fils. [_Su, c'est Midi._] Ce mauvais temps les fit chercher leur route
plus au Su, & virent deux iles des Essores, Corbes, & Flore, là où
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