The Jesuit Relations and Allied Documents, Vol. 3: Acadia, 1611-1616
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The Jesuit Relations and Allied Documents, Vol. 3: Acadia, 1611-1616
Canada -- History -- To 1763 (New France); Indians of North America -- Canada; Jesuits -- Missions; Jesuits -- North America
On escriuit de cecy en Cour: & la Royne mãda au sieur de Cigoigne,
Gouuerneur de Dieppe, qu'il fit sçauoir aux surintendans Consistoriaux
estre de sa volonté, ce que son feu Seigneur, & mary auoit projetté de
son viuant, sçauoir est, que les Iesuites allass[~e]t en ses terres
de la nouuelle France, & partant, que s'ils s'opposoyent à ce voyage,
ils se bandoyent contre [134] son intention, & bon plaisir. Mais
pauure esperon. Nos Marchands n'en auãcerent point d'vn pas, & à faute
d'argent les sieurs Biencourt, & Robin estoyent cõtraincts de passer
sous leur barre: qui à ceste cause leur promirent, & iurerent, que
iamais les Iesuites n'entreroyent dans leur nauire. Sous ceste promesse
les Marchãds se mirent à equipper, veu mesmement, que les Iesuites
n'estoyent plus deuant leurs yeux, car ils s'estoyent retirez à leur
College d'Eu.
The Court was informed of this, and the Queen ordered sieur de
Cigoigne, Governor of Dieppe, to signify to the superintendents
of the Consistory,[32] that she desired what her deceased Lord
and husband had planned in his lifetime, namely, that the Jesuits
should go to the countries of new France; and therefore, if they
opposed this voyage, they were opposing [134] her purpose and good
pleasure. But this was a poor spur to action. Our Merchants would
not advance one step, and for lack of money sieurs Biencourt and
Robin were obliged to pass under their rod; and for this reason
they promised and swore to them, that the Jesuits should never
enter their ship. Under this promise, the Merchants set to work
to equip it, especially as the Jesuits were no longer under their
eyes, having retired to their College at Eu.
Or madame la Marquise de Guercheuille ayant ouy ce mespris formel des
volontés de la Royne, comme ell'est d'vn coeur genereux, s'indigna que
des petits mercadants fussent esté si outrecuidés; & partant estima
qu'il les falloit punir iustement en ce qu'ils ont de plus sensible,
c'est [135] qu'on se passast d'eux. Ayant dõscques sceu, que tout ce
que lesdits Marchands pourroy[~e]t auoir fourni n'eust sceu monter plus
haut de quatre mille liures, elle ne se desdaigna point (à fin que
plusieurs eussent part à la bonne oeuure) de faire vne queste par tous
les plus grands Princes, & Seigneurs de la Cour; moyennant laquelle
ceste dicte somme de quatre mille liures fut bien-tost cueillie.
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