The Jesuit Relations and Allied Documents, Vol. 3: Acadia, 1611-1616
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The Jesuit Relations and Allied Documents, Vol. 3: Acadia, 1611-1616
Canada -- History -- To 1763 (New France); Indians of North America -- Canada; Jesuits -- Missions; Jesuits -- North America
NOW here in this Port of St. Sauveur a great contention arose
between the Sailors and our company, or us other passengers,
because the charter party and contract, drawn up in France,
stipulated that the Sailors should be held at anchor in a Port of
Acadie, which we should name to them, and should remain there for
the space of three months; the sailors maintained that they had
arrived at a Port of Acadie, and that therefore the said term of
three months should begin to run from the time of this arrival. It
was explained to them [221] that the Port was not the one that had
been designated to them by the name of _Kadesquit_, and therefore
the time would not begin to be counted until they were there.
The Pilot obstinately opposed this, maintaining that a ship had
never gone as far as _Kadesquit_, and that he had no intention of
becoming a discoverer of new routes; there was also some mistake
about the name Acadie meaning Norambegue,[8] which strengthened the
dispute; reasons here, reasons there; nothing but argument, a bad
augury for the future.
Sur ces contestes, des Sauuages nous firent de la fumée. Ce signal veut
dire, qu'on les aille recognoistre, si on a besoin d'eux, ce qu'on
fit. Le Pilote par occasion leur dit, que les Peres de Port Royal
estoyent en son nauire. Les Sauuages repliquerent, qu'ils verroyent
bien volõtiers celuy qu'ils [222] auoyent cogneu y auoit deus ans,
à Pentegoet. Ce cogneu, estoit le P. Biard qui les alla incontinent
trouuer, & s'informãt d'eux touchant la route de _Kadesquit_, leur
signifia, qu'il s'y vouloit habituer. Mais (dirent-ils) si tu veux
te loger en ces quartiers, que ne demeures tu plustost icy auecques
nous, qui auons bien vne autant belle & bonne place que Kadesquit? Et
commencerent à luy raconter les loüanges de leur demeure, asseurants
qu'elle estoit si saine, & si agreable, que quand les Sauuages sont
malades autrepart, ils se font porter en ce lieu, & y guerissent.
Ces benedictions n'esmouuoyent pas beaucoup le P. Biard, parce qu'il
sçauoit assez que les Sauuages ne manquoy[~e]t point de ce en quoy
quasi tout chacun abonde; c'est de sçauoir priser ses denrées. Mais
ils sceur[~e]t [223] bi[~e] bander la machine pour l'enleuer. Car
(dirent-ils) il faut que tu viennes: d'autant que Asticou nostre Sagamo
est malade à la mort, & si tu ne viens il mourra sans baptesme, & n'ira
pas au ciel. Tu en seras la cause, car pour luy il voudroit bien estre
baptisé. Ceste raison ainsi naifuement deduicte, fit estonner le P.
Biard, & luy persuada totalement de s'y en aller, veu mesmes qu'il n'y
auoit que trois lieuës à faire: & que pour tout il n'y entreuenoit pas
plus grande perte de temps, que d'vne apres disnée; ainsi il se mit
dans vn de leurs cauots auec le sieur de la Mote Lieutenant, & Simon
l'interprete, & s'en allerent.
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