The Jesuit Relations and Allied Documents, Vol. 5: Quebec, 1632-1633
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The Jesuit Relations and Allied Documents, Vol. 5: Quebec, 1632-1633
Canada -- History -- To 1763 (New France); Indians of North America -- Canada; Jesuits -- Missions; Jesuits -- North America
I talked to him about God, and he listened very attentively. I
taught him a little prayer in the Montagnaits language which he
understands very well. He repeated it in his tongue, and promised
me that he would say it often. Then, as the time had come for me
to go and recite my office, I told him that I was going to pray to
God. He followed me, entered my little room, and remained there
until I had finished, asking me a number of questions afterward. In
short, he did not go away until night.
[105] Le 18. & le 20. d'Auril, il tonna fort & ferme auec de grands
éclairs, & cependant la riuiere estoit encor glacée, & la terre
couuerte de neige; ce qui fait voir qu'il y a de la chaleur en l'air, &
que ces neiges & froids sont accidentels, & contre la nature du climat:
noꝰ sommes parallelles à la Rochelle, cõme i'ay desia dit. Tous les
François pourront tesmoigner qu'ils n'ont point veu dans le cœur de la
France mois de May si chaud, que celuy qu'ils ont esprouué à Kebec.
[105] On the 18th and 20th of April, it thundered loudly and
violently, with sharp flashes of lightning, and yet the river
was still frozen, and the ground white with snow; this showed us
that there was heat in the air, and these snows and this cold
were accidental and contrary to the nature of the climate. We are
on a parallel with la Rochelle, as I have already said. All the
Frenchmen can testify that they have never seen in the heart of
France so warm a month of May as they have experienced in Kebec.
La chaleur est icy grande & brûlante; & cependant i'ay remarqué
depuis que ie suis icy qu'il a gelé tous les mois de l'année. Ie ne
m'estonne point de ces gelées: nous auons du costé du Nord vne chaisne
de montagnes peut-estre de cent ou deux cens lieues d'estendue. Nous
ne sommes pas éloignez de six lieuës de ces [106] monts prodigieux,
& peutestre tousiours couuerts de neiges: Ie vous laisse à penser
si les vents qui passent par là nous peuuent apporter beaucoup de
chaleur. De plus nous sommes dans les bois de 800 ou mille lieuës.
Nous habitons les bords de deux fleuues, dont l'vn engloutiroit les
quatre beaux fleuues de France sans regorger. Voila les vrayes causes &
alimens du froid. Si le pays estoit découuert iusques à ces montagnes;
nous aurions peutestre l'vne des plus fœcondes vallées qui soient en
l'vniuers: L'expérience nous fait voir que les bois engendrent les
frimas & les gelées. Les terres de ceste famille qui est icy estant
plus découuertes que les nostres, sont plustost déchargées de neiges,
& moins sujettes à ces froids du matin. Les nostres aussi ne sentent
point ces rigueurs si souuent, que celles de la [107] maison des RR.
Peres Recolets qui sont plus referrez dans les bois.
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