The Jesuit Relations and Allied Documents, Vol. 5: Quebec, 1632-1633
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The Jesuit Relations and Allied Documents, Vol. 5: Quebec, 1632-1633
Canada -- History -- To 1763 (New France); Indians of North America -- Canada; Jesuits -- Missions; Jesuits -- North America
Le 7. de May, vn Sauuage estant venu voir la Nasse nostre voisin:
cõme ie vey qu'il se portoit mal, ie l'aborday, & luy parlay de Dieu,
l'exhortant à auoir recours à luy: il me respondit, Toy, tu cognois
Iesus, prie le pour moy, car moy ie ne le cognois point, ie ne cognois
que nostre Manitou. Ie luy dis qu'il prononçast souuẽt de cœur ces
paroles, O Iesus qui estes bon, ayez pitié de moy, il mourut quelque
temps apres.
On the 7th of May a Savage called to see la Nasse, our neighbor; as
I saw that he was not well, I addressed him, speaking to him of God
and exhorting him to have recourse to him. He answered me: "Thou
knowest Jesus, pray to him for me, for I do not know him; I know
only our Manitou." I told him to say these words often from his
heart: "Oh Jesus, who art good, have pity on me." He died a short
time afterward.
Les Montagnaits le tenoient pour [110] l'vn de leurs grands sorciers,
ou consulteurs de Manitou: ie sçauray quelque iour si vrayement il y
a de la diablerie en leur fait: pour le present ie ne puis dire autre
chose que les vns disent que ouy, les autres que non: c'est à dire
qu'il n'y a rien d'asseuré.
The Montagnaits held him as [110] one of their great sorcerers or
consulters of Manitou.[43] I shall know for certain, some day,
whether there is any jugglery in their doings or not. At present, I
can only say that some of them say "yes" and others "no." That is
to say that there is nothing sure.
I'estois l'an passé maistre de deux escoliers, ie suis deuenu riche,
i'en ay maintenant plus de vingt. Aprés le depart de mon maistre, i'ay
recueilly & mis en ordre vne partie de ce qu'il m'auoit enseigné, &
que i'auois escrit çà & là, m'accommodant à son humeur, qui souuent ne
me dictoit que ce qui luy venoit en fantaisie. Ayant donc rallié la
pluspart de mes richesses, ie me suis mis à composer quelque chose sur
le Catechisme, ou sur les principes de la foy; & prenant mon papier
en main, i'ay commencé à appeller quelques enfans auec vne petite
clochette. La premiere [111] fois i'en auois six, puis douze, puis
quinze, puis vingt; & dauantage ie leur fais dire le _Pater_, _Aue_,
& _Credo_, en leur langue: ie leur explique grossierement le mystere
de la Sainte Trinité, & de l'Incarnation; & à tous bouts de champ ie
leur demande si ie dis bien, s'ils entendent bien, ils me respondent
tous, _eoco, eoco, ninisitoutenan_: ouy, ouy, nous entendons. Ie les
interroge par apres s'il y a plusieurs Dieu, & laquelle des trois
personnes s'est fait homme: ie forge des mots approchans de leur lãgue,
que ie leur fais entendre. Nous commẽçons le Catechisme par ceste
priere, apres auoir fait le signe de la Croix; _Noukhimami Iesus,
ïagoua_ K_histinohimaonitou_ K_hi_K _hitouina caié_ K_hiteritamouïn.
Ca cataouachichien Maria ouccaonia Iesu, cacataouachichien Ioseph
aïamihitouinan_. Mõ Seigneur ou Capitaine Iesus; enseignez moy vos
paroles & vostre volonté! [112] ô bonne Marie Mere de Dieu! ô bon
Public-domain text, read in full here on John Shaqi.
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