The Jesuit Relations and Allied Documents, Vol. 5: Quebec, 1632-1633
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The Jesuit Relations and Allied Documents, Vol. 5: Quebec, 1632-1633
Canada -- History -- To 1763 (New France); Indians of North America -- Canada; Jesuits -- Missions; Jesuits -- North America
[264 i.e., 164] Since then, I have been to see others beyond
the great Saint Lawrence river, where a company of Savages were
encamped. If I continue this business, the mothers will soon regard
me as the little children's physician, for they already come to me
with their ailments, but we have a much higher calling; they think
only of the body, and we of the soul.
Le 27 de Iuillet Louys de Saincte Foy surnommé des Sauuages Amantacha,
duquel i'ay parlé cy dessus, retourna vers le sieur de Champlain qui
l'auoit enuoié au deuãt de la grosse trouppe de Hurons qu'on attendoit
de iour en iour: il en estoit desia venu quelques canots en diuers
iours tantost sept ou huit, & tantost dix ou douze à la fois, mais en
fin le 28. de Iuillet il en est arriué cent quarãte ou enuiron tout
à la fois qui portoient biẽ cinq cens Hurons, d'autres disent [265
i.e., 165] 700 auec leurs marchãdises. Les Sauvages de l'Isle & les
Algõquains, qui sont deux nations qu'on rencontre venant des Hurons
à Kebec, les auoient voulu dissuader de venir iusques aux François,
disans qu'on leur iouëroit vn mauuais party à cause de la mort d'un
nommé Bruslé qu'ils auoient tué, & qu'vn Algonquain de la petite nation
aiant tué vn François, on l'auoit pris prisonnier, & que c'estoit fait
de sa vie, qu'on en feroit autant à quelque Huron. Leur dessein estoit
de tirer toute la marchandise de ces Hurons à très-bas prix pour la
venir par apres traiter eux mesmes soit aux François, soit aux Anglois.
Louys Amantacha se rencontrant là dessus asseura ceux de sa nation de
la bienueillance des Frãçois, protestant qu'il estoit content qu'on le
mit a mort au cas que les François ne leurs fissent vn tres-bon [266
i.e., 166] accueil. Que pour Bruslé qui auoit esté massacré, on ne le
tenoit point pour François, puis qu'il auoit quitté sa nation pour se
mettre au seruice de l'Anglois. Enfin il a si bien fait que six ou sept
cens Hurons sont venus iusques à Kebec; vn plus grand nombre s'estoit
mis en chemin, mais les vns s'en sont retournés pour la peur qu'on
leur donnoit, les autres pour auoir ioüé & perdu leurs marchandises,
car les Sauuages sont grands ioueurs, & quelques-vns d'entre eux ne
viennent à la traite auec les François que pour iouër, d'autres pour
voir, quelques vns pour dérober, & les plus sages & les plus riches
pour trafiquer. Ie ne croy pas qu'il y ait nation sous le ciel plus
portée au larcin que la Huronne, il faut tousiours auoir les yeux sur
leurs pieds & sur leurs mains quãd ils entrent en quelque endroit.
On dit qu'ils dérobent [267 i.e., 167] des pieds aussi bien que des
mains. I'en regardois vn chés nous qui auoit ietté les yeux sur vn des
outils de la menuiserie de nostre frere, la pensée me venant qu'il
s'en pourroit saisir, ie le veillay tant que ie peu, mais il fut plus
adroit à prendre que moy à regarder. Il cache l'outil si dextrement
que ie ne luy vy faire aucune action. Voiant neantmoins la place vuide
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