The Jesuit Relations and Allied Documents, Vol. 5: Quebec, 1632-1633
History
The Jesuit Relations and Allied Documents, Vol. 5: Quebec, 1632-1633
Canada -- History -- To 1763 (New France); Indians of North America -- Canada; Jesuits -- Missions; Jesuits -- North America
Several Savages ask us news of the Reverend Father Lallemant, [53]
of Father Masse, and of Father Brebeuf, whom they very readily call
by their names, and inquire if they will not return next year.
These simple creatures have confidence in us; here is an example of
it.
Le 6. d'Aoust monsieur Emery de Caën nous estant venu voir en nostre
petite maison, éloignée du fort vne bonne demie lieuë, il demeura
à disner auec nous. Pendant que nous estions en table, voyla deux
familles de Sauuages qui entrent iusqu'au lieu où nous estions,
hommes, femmes, & petits enfans. La premiere porte de nostre maison
estant ouuerte tout est ouuert, les Anglois ont brisé les autres:
voyla pourquoy ces bonnes gens furent plustost dans la chambre où
nous estions, qu'on ne s'en fut pris garde. Ils me vouloient prier de
leur garder quelque bagage, ie remarquay [l]eur patience, car quoy
qu'ils fussent [54] en chemin d'vn long voyage qu'ils alloient faire,
iamais neantmoins ils ne nous interrompirent pendant le disner, ny
apres tandis qu'ils me virent auec nostre Capitaine. Ils s'assirent de
part & d'autre, & ie leur fis donner à chacun vn morceau de pain, ce
qu'ils ayment fort: en fin monsieur de Caën estant party, l'vn d'eux
m'aborde, & me dit, _Ania Kir Capitana?_ mon frere es tu Capitaine? Ils
demandoient le superieur de la maison. Ils appellent leur Capitaine
Sagamo, mais par la frequentation des Europeans, ils se seruent du mot
de _Capitana_. Nostre Frere leur répondit, _eoco_, c'est à dire oüy.
Là dessus il me fait vne harangue, me disant qu'ils s'en alloient à
la chasse, ou à la pesche des Castors, & que ie leur gardasse leur
equipage, qu'ils reuiendroient quand les fueilles tomberoiẽt des
arbres. Ils me demanderent fort [55] souuent s'il n'y venoit point de
larrons en nostre maison, & regardoiẽt fort bien les endroits où leur
bagage seroit plus à couuert. Ie leur répondy que tout estoit chez nous
en asseurance, & leur ayant monstré vne chambrette qui fermoit à clef,
ils furent fort contents, mettant là dedans trois ou quatre paquets
couuerts d'écorces d'arbres fort proprement, disans qu'il y auoit là
dedans de grandes richesses. Ie ne sçay ce qu'il y a, mais au bout du
conte toutes leurs richesses ne sont que pauureté, leur or & argent,
leurs perles & diamans sont de petits grains blancs de porcelaine
qui ne paroissent pas grãde chose. Ayant serré leur bagage ils me
demanderent vn cousteau, ie leur en donnay vn, puis ils me demanderent
vn peu de ficelle pour attacher apres vn fer de fleche, ou vn dard, qui
a des dents comme vne cramaillere. Ils lancent ces [56] dards contre le
Castor, & tiennent tousiours le bout de la ficelle, la laissant filer
iusques au font de l'eau, où se retire le Castor blessé: lequel ayant
perdu son sang s'affoiblit, & ils le retirent par cette ficelle, qu'ils
ne quittent iamais qu'ils n'ayent leur proye. Leur ayant donc fait
present d'vn morceau de ficelle, ils me dirent _Ania Capitana ouias
Public-domain text, read in full here on John Shaqi.
Reviews
Reviews
No reviews yet
Be the first to share your thoughts on this work.
Join the Discussion
Join the discussion
Sign in to leave a comment or review.
Sign InorCreate an account