The Jesuit Relations and Allied Documents, Vol. 6: Quebec, 1633-1634
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The Jesuit Relations and Allied Documents, Vol. 6: Quebec, 1633-1634
Canada -- History -- To 1763 (New France); Indians of North America -- Canada; Jesuits -- Missions; Jesuits -- North America
Voila leur creance touchant les principes des choses bonnes: Ce qui
m'estonne, c'est leurs ingratitudes, car quoy qu'ils croyent que le
Messou a reparé le monde, que Nipinoukhé & PipounouKhe rameinent les
saisons, que leur KhichiKouai leurs apprẽnent où il y a des Eslans,
ou Orignaux, & leurs rendent milles autres bõs offices: si est ce que
ie n'ay peu iusques icy recognoistre [57] qu'ils leur rendent aucun
honneur: i'ay seulement remarqué que dans leurs festins, ils iettent
par fois quelques cuillerées de gresse dãs le feu, prononcant ces
parolles _Papeouekou, Papeoue_K_ou_, faites nous trouuer à manger,
faites nous trouuer à manger: ie crois que cette priere s'addresse à
ces Genies, ausquels ils presentent cette gresse comme la chose la
meilleure qu'ils ayent au monde.
So that is their belief touching the foundations of things good.
What astonishes me is their ingratitude; for, although they believe
that the Messou has restored the world, that Nipinoukhé and
Pipounoukhe bring the seasons, that their Khichikouai teach them
where to find Elks or Moose, and render them a thousand other good
offices,--yet up to the present I have not been able to learn [57]
that they render them the slightest honor. I have only observed
that, in their feasts, they occasionally throw a few spoonfuls
of grease into the fire, pronouncing these words: _Papeouekou,
Papeouekou_; "Make us find something to eat, make us find something
to eat." I believe this prayer is addressed to these Genii, to whom
they present this grease as the best thing they have in the world.
Outre ces principes des choses bonnes, ils recognoissent vn Manitou,
que nous pouuons appeller le diable, ils le tiennent comme le principe
des choses mauuaises, il est vray qu'ils n'attribuent pas grande
malice au Manitou, mais à sa femme, qui est vne vraye diablesse: le
mary ne hait point les hommes, il se trouue seulement aux guerres, &
aux combats, & ceux qu'il regarde sont à couuert, les autres sont tués:
voila pourquoy mon hoste me disoit, qu'il prioit tous les iours ce
Manitou de ne point ietter les yeux sur les Hiroquois leurs ennemis, &
de leur en donner tousiours quelqu'vn en leurs guerres. Pour la femme
du Manitou, elle est [58] cause de toutes les maladies qui sont au
mõde, c'est elle qui tuë les hommes, autrement ils ne mouroient pas,
elle se repaist de leur chair, les rongeant interieurement, ce qui
faict qu'on les voit amaigrir en leurs maladies: elle a vne robe des
plus beaux cheueux des hommes & des femmes qu'elle tuë, elle paroist
quelquefois comme vn feu, on l'entend bien bruire comme vne flamme,
mais on ne sçauroit distinguer son langage: d'icy procedent à mon aduis
ces cris & ces hurlemens, & ces batements de tambours qu'ils font
alentour de leurs malades, voulans comme empescher cette diablesse de
venir dõner le coup de la mort: ce qu'elle faict si subtilement, qu'on
ne s'en peut defendre, car on ne la voit pas.
Public-domain text, read in full here on John Shaqi.
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