The Jesuit Relations and Allied Documents, Vol. 7: Quebec, Hurons, Cape Breton, 1634-1635
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The Jesuit Relations and Allied Documents, Vol. 7: Quebec, Hurons, Cape Breton, 1634-1635
Canada -- History -- To 1763 (New France); Indians of North America -- Canada; Jesuits -- Missions; Jesuits -- North America
sense; this is no time to talk, but to eat." I tried to ask him if
he had no eyes, if he did not plainly see the help of God, but he
would not listen to me. The others, who were maintaining a profound
silence, seeing that the Sorcerer was hostile to me, did not dare
ask me to speak; so the one who prepared the banquet began to
distribute it, and the others to eat. Then behold my pigs devouring
the acorns, regardless of him who shook them down. They vied with
each other in their happiness; they were filled with joy, and I
with sadness; we must yield to the will of God, for the hour of
this people is not yet come.
Cecy se passa le Lundy, le Mercredy suiuant mon hoste & vn ieune
chasseur tuerent à coups de fleches l'Orignac dont ils auoient veu les
traces, ils en virent d'autres depuis, mais comme [283] il y auoit
fort peu de neige ils n'en peurent iamais approcher à la portée de
leurs arcs si tost qu'ils eurẽt ceste proye ils la mirent en pieces, en
apportant vne bonne partie dans nos cabannes, & enseuelissans le reste
soubs la neige; voila tout le monde en ioye, on fait vn grand banquet
où ie fus inuité, voyant les grandes pieces de chair qu'on donnoit à
vn chacun, ie demanday à l'Apostat si c'estoit vn festin à mãger tout,
& m'ayant dit qu'ouy, il est impossible, luy reparty-ie, que ie mange
tout ce qu'on m'a donné, si faut-il bien, me répondit-il, que vous le
mangiez, les autres sont assez empeschez à manger leur part, il faut
que vous mangiez la vostre: ie luy fais entẽdre que Dieu deffendoit
ces excez, & que ie ne le cõmettrois point y allast-il de la vie, ce
mechant blasphemateur pour animer les autres contre moy, leur dit que
Dieu estoit fasché de ce qu'ils auoient à manger: Ie ne dis pas cela,
luy repliquay-ie en Sauuage, mais bien qu'il deffend de manger auec
excez, le Sorcier me repart, ie n'ay iamais plus grand bien sinon quand
ie suis saoul. Or comme ie ne pouuois venir à [284] bout de ma portion,
i'inuite vn Sauuage mon voisin d'en prendre vne partie, luy donnant du
petun en recompense de ce qu'il mangeoit pour moy, i'en iette vne autre
partie secrettement aux chiens, les Sauuages s'en estans doutez par la
querelle qui suruint entre ces animaux, se mirent à crier contre moy,
disans que ie cõtaminois leur festin, qu'ils ne prendroient plus rien,
& que nous mourrions de faim, les femmes & les enfans ayans sceu cela,
me regardoient par apres comme vn tres-meschant homme, me reprochant
auec dedain que ie les ferois mourir, & veritablement si Dieu ne nous
eust donné rien de long temps, i'estois en danger d'estre mis à mort
pour auoir commis vn tel sacrilege: voila, iusques où s'estend leur
superstition, pour obuier à cét inconuenient: les autres fois on me fit
ma part plus petite, & encore me dit on que ie n'en mãgeasse sinon que
ce que ie voudrois, qu'eux mangeroient le reste, mais sur tout que ie
me donnasse bien de garde de rien ietter aux chiens.
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