The Jesuit Relations and Allied Documents, Vol. 8: Quebec, Hurons, Cape Breton, 1634-1636
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The Jesuit Relations and Allied Documents, Vol. 8: Quebec, Hurons, Cape Breton, 1634-1636
Canada -- History -- To 1763 (New France); Indians of North America -- Canada; Jesuits -- Missions; Jesuits -- North America
7 En Europe on a coustume de dire, que quiconque veut apprendre à
prier Dieu, il faut aller sur la mer: mais c'est toute autre chose
d'y estre effectiuement. Dernierement nous fusmes plus de deux iours
& deux nuicts en continuel danger d'estre absorbez de l'Ocean; chaque
moment sembloit deuoir estre le dernier moment de nos vies. Vous voyez
venir des montagnes, qui sembloient nous deuoir engloutir: Nous estions
nous deux prosternez à genoux, priant Dieu de bon cœur; la plus grande
peur estoit que quelqu'vn ne mourust sans Confession: c'est là où on
fait bien les Oraisons iaculatoires, & où on regarde le Ciel de bon
œil: mais on ne croiroit iamais l'efficace de la grace, & les [225]
puissantes asseurances que Dieu donne à ses seruiteurs, au milieu des
tempestes, & des desespoirs les plus espouuantables.
7 In Europe they are accustomed to say that whoever would learn to
pray to God must go upon the sea; but it is quite a different thing
to be there in reality. Lately we were more than two days and two
nights in continual danger of being engulfed by the Ocean; every
moment, it seemed, must be the last of our lives. We saw mountains
coming toward us, which seemed about to swallow us up; we two were
prostrate upon our knees, praying God with earnest hearts; the
greatest fear was that some one would die without Confession; it is
there that jaculatory Prayers are made, and that one looks gladly
toward Heaven; but one can never believe the power of grace and the
[225] invincible confidence that God gives to his servants in the
midst of tempests and the most fearful despair.
8 Iamais ie n'auois entendu que c'est d'arriuer à vn poinct de vertu,
que pour passer plus auant il faudroit faire miracle: tant il est vray
qu'on se trouue quelquefois si auant ou dans la souffrance, ou dans les
hazards, ou dans l'abandonnement des creatures, qu'on ne trouue plus
rien que Dieu, Mais on le trouue tousiours au bout de l'eschelle de
Iacob, à bras & cœur ouuerts, pour embrasser les Anges, & les ames qui
volent droit à luy: & c'est chose admirable comme Dieu prend plaisir à
se communiquer abondamment aux ames qui ont tout abandonné, & se sont
toutes abandonnées à luy. Perdre tout pour trouuer Dieu, c'est vne
douce perte, & vne saincte vsure.
Public-domain text, read in full here on John Shaqi.
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