The Jesuit Relations and Allied Documents, Vol. 8: Quebec, Hurons, Cape Breton, 1634-1636
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The Jesuit Relations and Allied Documents, Vol. 8: Quebec, Hurons, Cape Breton, 1634-1636
Canada -- History -- To 1763 (New France); Indians of North America -- Canada; Jesuits -- Missions; Jesuits -- North America
Speaking of their expressions of admiration, I might here set down
several on the subject of the lodestone, into which they looked
to see if there was [162] some paste; and of a glass with eleven
facets, which represented a single object as many times; of a
little phial in which a flea appears as large as a beetle; of the
prism, of the joiner's tools; but above all of the writing, for
they could not conceive how, what one of us, being in the village,
had said to them, and put down at the same time in writing,
another, who meanwhile was in a house far away, could say readily
on seeing the writing. I believe they have made a hundred trials of
it. All this serves to gain their affections, and to render them
more docile when we introduce the admirable and incomprehensible
mysteries of our Faith; for the belief they have in our
intelligence and capacity causes them to accept without reply what
we say to them.
[163] Reste maintenant à dire quelque chose du pays, des meurs &
coustumes des Hurons, de la disposition qu'ils ont à la Foy, & de nos
petits trauaux.
[163] It remains now to say something of the country, of the
manners and customs of the Hurons, of the inclination they have to
the Faith, and of our insignificant labors.
Quant au premier, le peu de papier & de loisir que nous auons,
m'oblige à vous dire en peu de mots ce qui pourroit faire vn iuste
volume. Le pays des Hurons n'est pas grand, sa plus longue estenduë
se peut trauerser en trois ou quatre iours, l'assiette en est belle,
la plus part toute en plaines. Il est environné & entrecoupé d'vne
quantité de tres-beaux lacs, ou plustost mers, d'où vient que celuy
qui leur est au Nord, & au Nord-nordouest, est appellé mer douce.
Nous passõs par là en venāt des Bissiriniens. Le sol de ce pays
est tout sablonneux, quoy que non esgalement. Cependant il produit
quantité de tres-bon bled d'Inde, & peut-on [164] dire, que c'est
le grenier de la plus part des Algonquains. Il y a vingt Bourgades,
qui disent enuiron trente milles ames, sous vne mesme langue, &
encore assez facile à qui a quelque maistre. Elle a distinction de
genres, de nombre, de temps, de personnes, de mœuds, & en vn mot
tres-parfaite & tres accomplie, contre la pensée de plusieurs. Ce qui
me resioüit, c'est que i'ay appris que cette langue est commune à
quelques douze autres Nations toutes sedentaires & nombreuses. Sçauoir
est aux _Conkhandeenrhonons, khionontaterrhonons, Atiouandaronks,
Sonontoerrhonons, Onontaerrhonons, Oüioenrhonons, Onoiochrhonons,
Agnierrhonons, Andastoerrhonons, Scahentoarrhonõs, Rhiierrhonons, &
Ahouenrochrhonons_. Les Hurons sont amis de tous ces peuples, excepté
des _Sonontoerrhonons, Onontaerrhonons, Oüioenrhonons, Onoiochrhonons_
[165] _& Agnierrhonons_, que nous comprenons tous sous le nom
d'Hiroquois. Encore ont ils desia la paix auec les _Sonontoerrhonons_,
depuis qu'ils furent par eux défaits l'année passée an Printemps.
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