The life and correspondence of Sir Anthony Panizzi, K.C.B., Vol. 1 (of 2): Late principal librarian of the British museum, senator of Italy, etc.Fagan, Louis
History
The life and correspondence of Sir Anthony Panizzi, K.C.B., Vol. 1 (of 2): Late principal librarian of the British museum, senator of Italy, etc.
Fagan, Louis
Panizzi, Anthony, Sir, 1797-1879
chasser tous les Jésuites de France: c’est à vous, mon ami, à leur
faire quitter au moins l’Hôtel des Affaires étrangères, et à envoyer
leurs maximes après eux.
Le Marquis de Lansdowne, en lisant la dépêche de Lord Normanby, qui
rendait compte de ce tour de passe-passe de M. Guizot, en fut si
étonné, que le papier lui tomba des mains: il pouvait à peine croire à
ses propres yeux, lui qui avait si fréquemment entendu M. Guizot
sermonner sur la bonne foi et la droiture en politique qui le
possédaient, et qui avait jusque là pris M. Guizot au sérieux.
Ce qui se passa, lorsque Lord Palmerston donna communication de cette
dépêche à M. de Jarnac, mérite toute votre attention. Les Whigs
entrèrent au ministère au commencement de Juillet. Lord Palmerston eut
à être réélu d’abord, et ne fut proprement installé qu’après le milieu
de ce mois. Le 20 Juillet, M. de Jarnac eut sa première entrevue, pour
affaires, avec Lord Palmerston, qui lui dit que le Gouvernement
n’avait encore pu donner à la question du mariage de la Reine
d’Espagne toute l’attention qu’elle méritait:—que cependant lui, Lord
Palmerston, aussi bien que ceux de ses collègues auxquels il en avait
parlé, nommément Lord Lansdowne, Lord Clarendon, et, avant tout, Lord
John Russell, étaient du même avis que Lord Aberdeen; que l’on ne
verrait pas de bon œil le mariage de la Reine avec un fils du Roi
des Français; mais que, quant aux autres candidats, on était
indifférent. Lord Palmerston ajouta que le Comte de Jarnac verrait
toute la pensée du Gouvernement, autant que lui, Lord Palmerston,
pouvait en juger, en lisant la dépêche qu’il allait lui communiquer,
envoyée le jour précédent à M. Bulwer. C’était la dépêche du 19
Juillet. Comme M. de Jarnac commença par se plaindre de ce que l’on
mettait sur la même ligne le Prince de Cobourg et les Infants Don
Enrique et Don Francisco, Lord Palmerston observa, entre autres
choses, que le Prince de Cobourg pouvait être considéré plutôt trop
lié à la France qu’à l’Angleterre, et que s’il y avait quelqu’un qui
avait droit de s’opposer à ses noces avec Isabelle II., ce serait bien
l’Angleterre. M. de Jarnac tira alors de sa poche une lettre tout à
fait privée de M. Guizot, qui le priait de tâcher de persuader au
Gouvernement Anglais de recommander les deux Princes Espagnols
exclusivement. Lord Palmerston dit que si l’on se déterminait à donner
la préférence à quelqu’un, ce serait toujours à Don Enrique. M. de
Jarnac se montra très-content de cela. M. Guizot paraissait être dans
les mêmes sentiments à Paris et s’en exprima ainsi à Lord Normanby.
C’est à cette lettre écrite par lui à M. de Jarnac, lettre qui n’avait
aucun caractère officiel, qui ne fut pas considérée officielle, dont
on ne donna point de copie au Ministre Anglais, que M. Guizot fait
allusion, lorsqu’il dit (pag. 7) qu’au mois de Juillet il avait
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