The life and correspondence of Sir Anthony Panizzi, K.C.B., Vol. 1 (of 2): Late principal librarian of the British museum, senator of Italy, etc.Fagan, Louis
History
The life and correspondence of Sir Anthony Panizzi, K.C.B., Vol. 1 (of 2): Late principal librarian of the British museum, senator of Italy, etc.
Fagan, Louis
Panizzi, Anthony, Sir, 1797-1879
recette comme les médecins voués à l’eau chaude et à la saignée; il
l’emploie pour toutes les maladies. Il ne croit pas à la solidité des
Whigs; il croit que l’un de ces jours naîtra une question qui
emportera celle des mariages, et qu’il aura acquis une Infante sans
perdre M. Guizot. Le jour où il croira les choses plus stables qu’on
ne les lui peint de Londres, et où il craindra sérieusement pour ses
rapports avec l’Angleterre, il abandonnera M. Guizot. Il ne tient à
personne. Il a eu plus de goût pour moi que pour personne, parce qu’il
savait que je détestais l’émeute, que je n’hésitais guère quand il
fallait agir, et que je croyais à la nécessité de la royauté
d’Orléans. Mais dès que j’ai contrarié ses penchants de prince
illégitime voulant se faire légitime par des platitudes, il m’a quitté
sans un regret. M. Guizot, au fond, ne lui inspire confiance que sous
un rapport: c’est une effronterie à mentir devant les Chambres qui n’a
pas été égalée dans le Gouvernement Représentatif, effronterie appuyée
d’un langage monotone mais très-beau. Comme intelligence et
dévouement, le Roi pense de M. Guizot ce qu’il faut en penser. Quand
il croira les Whigs solides et la question sérieuse, il se décidera à
un changement de personnes, soyez-en certain. Mais il faut mettre bien
en évidence les faits et la mauvaise foi de M. Guizot. Quant au traité
d’Utrecht, c’est le moins opportun de toutes les parties de la
discussion. Outre que personne en Europe ne juge le traité violé par
un mariage qui ne crée qu’une simple éventualité, ceci donne au
Cabinet Anglais un aspect de jalousie à l’égard de la France qui n’est
pas bon. Veillons bien à une chose, c’est à rapprocher les deux
peuples, autant que les deux Gouvernements. N’allons pas leur créer
des sujets de brouille qui au fond ne sont pas sérieux: un prince de
plus ou de moins sur le trône d’Espagne ne fera rien quant aux
influences. Le Duc de Montpensier, ou le Prince de Cobourg, n’aurait
pas, j’en suis sûr, en devenant propre mari de la Reine, sensiblement
changé la politique ingouvernable de l’Espagne. C’est une folie que de
prétendre diriger l’Espagne. Pour moi, je n’y voudrais pas voir la
contre-révolution, parce que ce serait une tendance inévitablement
hostile, et antipathique d’une manière permanente; mais sauf cela, je
suis d’avis que tout moyen employé pour dominer Madrid, à la distance
de Paris ou de Londres, est une folie, ou une duperie. Il ne faut done
pas voir dans ce mariage, collatéral, que d’ailleurs on ne peut pas
défaire, une cause de brouille permanente; autrement tout devient
inarrangeable. La France et l’Angleterre aux prises, tout est perdu
pour la bonne cause en Europe. Pour moi, j’ai à cet égard une
conviction inébranlable. Il y a eu un mauvais procédé, il faut s’en
plaindre en le prouvant bien, et ne pas pousser la querelle au-delà.
Prouver la mauvaise foi des uns, la bonne foi des autres: voilà ce
Public-domain text, read in full here on John Shaqi.
Reviews
Reviews
No reviews yet
Be the first to share your thoughts on this work.
Elsewhere in the archive
Join the Discussion
Join the discussion
Sign in to leave a comment or review.
Sign InorCreate an account