The life and correspondence of Sir Anthony Panizzi, K.C.B., Vol. 1 (of 2): Late principal librarian of the British museum, senator of Italy, etc.Fagan, Louis
History
The life and correspondence of Sir Anthony Panizzi, K.C.B., Vol. 1 (of 2): Late principal librarian of the British museum, senator of Italy, etc.
Fagan, Louis
Panizzi, Anthony, Sir, 1797-1879
Je vous écris quelques mots pour vous faire connaître la
situation et le changement qu’elle vient de subir. Les discours de
votre tribune ont produit ici un effet singulier. Le sentiment de tout
le monde c’est que tout est fini; on va jusqu’à dire que vous n’aurez
pas de discussion à votre tribune sur l’affaire des mariages. Je vous
prie de me dire ce qui en est, et de me le dire par le retour du
courrier. Nous passerions pour des boute-feux, et, ce qui est pire,
nous le serions, si la querelle s’apaisant nous venions la ranimer.
Quant à moi, je reprochais surtout à nos ministres d’avoir rompu
l’alliance avec les Whigs, pour la misérable affaire des mariages. Si
cette sotte affaire ne nous a pas brouillés, ce dont je m’applaudis
fort, notre grief est sans valeur, et il serait ridicule d’attaquer M.
Guizot pour une telle chose. Nous aurions une sotte tournure si nous
venions faire grave une affaire qui ne l’est pas. Je crains seulement
une chose, c’est que la rancune reste au fond, tandis que les termes
se seront adoucis. M. Guizot triomphera de la douceur du langage, qui
l’autorise à dire qu’il a su résister sans rompre avec l’Angleterre,
et nous payerons dans quelque temps, par un mauvais tour de votre
Cabinet, le prétendu triomphe des mariages! Ceci parait fort probable.
Quoi qu’il en soit, nous ne pouvons, nous, rallumer un feu qui
s’éteint. Pour moi, qui trouvais la situation difficile, vu la
tournure des choses, je serai charmé d’être dispensé de me mêler à
cette discussion. Ecrivez-moi, un mot qui puisse m’arriver mercredi ou
jeudi, avant l’ouverture de notre discussion. Dites-moi surtout si, en
effet, il n’y aura pas de débat dans votre Parlement sur les affaires
espagnoles.
Tout à vous.
A. THIERS.”
Dimanche(1847.)
The concluding letter of Thiers on the great question shows that,
however open he may have been to our charge (which may be unfounded) of
a natural abhorrence of the English, yet that such dislike was by no
means inconsistent with a full appreciation and staunch recognition of
the advantages to be derived from their political co-operation. He
appears, in this letter, to attribute just a little too much importance
to Mr. Greville’s so-called mission. This was scarcely a matter of
sufficient consequence to excite the suspicion of so experienced a
statesman.
“Paris, ce Dimanche, 7 Février, 1847.
“Mon cher Panizzi,
Public-domain text, read in full here on John Shaqi.
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