The life and correspondence of Sir Anthony Panizzi, K.C.B., Vol. 2 (of 2): Late principal librarian of the British museum, senator of Italy, etc.Fagan, Louis
History
The life and correspondence of Sir Anthony Panizzi, K.C.B., Vol. 2 (of 2): Late principal librarian of the British museum, senator of Italy, etc.
Fagan, Louis
Panizzi, Anthony, Sir, 1797-1879
Yours, &c., &c.,
A. PANIZZI.”
M. Mérimée’s reply partakes much of the style of the special
pleader. Whilst he strongly disclaims his belief in the Emperor’s
bad faith, as suggested by Panizzi, his defence of Louis Napoleon
seems hardly inconsistent with the truth of certain of the
allegations. He himself appears to have considered his criticism of
English policy the strongest point in his letter:—
“Paris, Samedi 6 Octobre, 1860.
“Mon cher Panizzi, ...
En attendant, vous saurez que je ne suis revenu de voyage
que hier soir, où j’ai trouvé votre lettre. Je l’ai portée ce
matin chez Son Excellence. Je vois que les dispositions de Lord
Palmerston sont telles que je me les représentais, c’est-à-dire le
contraire de bienveillantes, mais je ne me doutais pas qu’il _dit_
la moitié des choses extraordinaires qu’il vous a dites. Dans
l’exposé de ses griefs il y a une bonne partie de faussetés
complètes auxquelles il n’y a qu’un démenti formel à donner. Puis
il y a des niaiseries que je ne me serais jamais attendu à
entendre dans la bouche d’un homme d’Etat ou soit-disant tel. Par
exemple, cette bonne bêtise que la France médite une invasion en
Angleterre, parce que dans des ports de mer on exerce les soldats
à embarquer et débarquer promptement. Il me semble que, lorsque
dans l’espace de deux ans on a eu cent cinquante mille hommes à
débarquer en Italie, douze mille à débarquer en Chine, six mille à
débarquer en Syrie; quand, de plus, la plus importante de nos
colonies, l’Algérie a une armée de cinquante mille hommes qui ne
communique avec la France que par mer, il me semble, dis-je, qu’il
n’est pas inutile d’apprendre aux soldats à entrer dans un
vaisseau et à en sortir. Quant aux armements, vous pouvez dire
hardiment qu’il ne s’en fait point. On donne des congés de
semestre dans tous les régiments, et, à mon avis, _on a tort_,
attendu l’état des choses en Italie. Les armements maritimes sont
aussi faux que les préparatifs de l’armée de terre. Si vous voulez
lire la brochure que je vous ai portée, vous verrez la vérité sur
tout cela. Le pauvre Louis-Philippe avait laissé dépérir la
flotte. De plus on est dans une époque de rénovation et il est
nécessaire de transformer les bâtiments à voiles. Je conçois que
l’Angleterre veuille avoir le monopole de la mer, et qu’elle y
tienne, mais elle l’aura toujours, attendu qu’elle dispose d’un
bien plus grand nombre de marins que toute autre puissance. Nous
avons eu des escadres d’élite qui, sous les ordres d’un chef
excellent comme l’Amiral Lalande, auraient peut-être battu une
escadre Anglaise, mais si, en gagnant une bataille, nous perdions
mille matelots et les Anglais dix mille, nous ne pourrions réparer
notre perte, tandis qu’en un mois l’Angleterre trouverait dix
Public-domain text, read in full here on John Shaqi.
The life and correspondence of Sir Anthony Panizzi, K.C.B., Vol. 2 (of 2): Late principal librarian of the British museum, senator of Italy, etc. — John Shaqi
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