The life and correspondence of Sir Anthony Panizzi, K.C.B., Vol. 2 (of 2): Late principal librarian of the British museum, senator of Italy, etc.Fagan, Louis
History
The life and correspondence of Sir Anthony Panizzi, K.C.B., Vol. 2 (of 2): Late principal librarian of the British museum, senator of Italy, etc.
Fagan, Louis
Panizzi, Anthony, Sir, 1797-1879
“L’Empereur nous a conté son voyage dont il paraît enchanté. Ne
trouvez vous pas extraordinaire qu’après avoir eu quatre ou cinq
cents mille hommes tués par les chrétiens, après avoir eu beaucoup
de leurs femmes violées, après avoir perdu leur autonomie et je ne
sais combiens d’_items_, les arabes aient reçu si admirablement le
chef des gens qui ont fait tout cela. Sa Majesté est allée dans le
grand désert avec une vingtaine de Français, tout au plus et est
restée quarante-huit heures au milieu de quinze à vingt mille
Sahariens qui lui ont tiré des coups de fusil aux oreilles (c’est
la manière de saluer du pays) et ont nettoyé ses bottes avec leurs
barbes. Pas un seul n’a montré la moindre revanche. On lui a donné
des bœufs entiers rôtis, on lui a fait manger des autruches et
je ne sais quelles autres bêtes impossibles, mais partout il a été
reçu comme un souverain aimé. Il en est très fier et très content.
Il m’a demandé de vos nouvelles. Je n’ai pas dit un mot de vos
projets.”
To enter now on more serious matters. The Nemesis of France governed
for so many years on the _panem_ and _circenses_ system, and
corrupted to the core, must have been hard to face, when the day of
trial came for Napoleon III.
“Paris, 11 Août, 1870.
“J’ai vu avant-hier l’Impératrice. Elle est ferme comme un roc,
bien qu’elle ne se dissimule pas toute l’horreur de sa situation.
Je ne doute pas que l’Empereur ne se fasse tuer, car il ne peut
rentrer ici que vainqueur et une victoire est impossible. Rien de
prêt chez nous. Tout manque à la fois. Partout, du désordre. Si
nous avions des généraux et des ministres rien ne serait perdu,
car il y a certainement beaucoup d’enthousiasme et de patriotisme
dans le pays. Mais avec l’anarchie, les meilleurs éléments ne
servent de rien. Paris est tranquille, mais si on distribue des
armes aux faubourgs comme le demande Jules Favre, c’est une
nouvelle armée prussienne que nous avons sur les bras.”
Concerning the unfortunate Prince Imperial, Mérimée’s letters
contain a good deal of matter which in these days assumes a very
melancholy complexion, more especially in adverting to that fair
promise of success, both in arts and arms, which his early life
indicated:—
[Illustration]
“Paris, 23 Juin, 1865.
Public-domain text, read in full here on John Shaqi.
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