prix des marchandises qui doivent y être à bon compte tant parcequ'on
les y fabrique que parcequ'elles y arrivent aisément, sur ce que coûtent
les pendules de bois en particulier, &c. J'espère que nous te verrons
dans peu auprès de nous. Cela se fera sur un vaisseau que nous pourrons
t'indiquer. Nous aurons fait marché avec le capitaine et j'espère que tu
pourras faire la traversée plus agréablement et économiquement que nous.
Adieu, mon bon ami. Pense aussi souvent à nous que nous à toi et
écris-nous longuement et très-souvent, car il y a bien des vaisseaux de
pris.
"A MONSIEUR BADOLLET, Etudiant en Théologie."
Whoever gave the writer his information in regard to the Massachusetts
constitution was remarkably ill informed. But this is a trifle. The next
letter soon follows:
GALLATIN TO BADOLLET.
No. 3.
MACHIAS, 29 8re, 1780.
Mon cher ami, tu ne t'attendais sans doute pas à recevoir des lettres
datées d'un nom aussi baroque, mais c'est celui que les sauvages y ont
mis, et comme ils sont les premiers possesseurs du pays, il est juste de
l'appeler comme eux. (On prononce Maitchais.) C'est ici que nous allons
passer l'hiver. Nous avons préféré les glaces du nord au climat tempéré
qu'habitent les Quakers, et si nous t'avions avec nous pour célébrer
l'Escalade et pour vivre avec nous, je t'assure que nous serions fort
contens de notre sort actuel. Car jusqu'à présent notre santé et nos
affaires pécuniaires vont fort bien; quand je dis fort bien, c'est qu'à
l'égard du dernier article nous ne sommes pas trop ambitieux. Je vais te
détailler tout l'état de nos affaires. Dans la maison où nous demeurions
à Boston nous rencontrâmes une Suissesse qui avait épousé un Genevois
nommé de Lesdernier de Russin et dont je crois t'avoir dit deux mots
dans une de mes lettres précédentes. Il y avait trente ans qu'il était
venu s'établir dans la Nouvelle-Ecosse. Tu sais que cette province et le
Canada sont les seules qui soient restées sous le joug anglais. Une
partie des habitons de la première essaya cependant de se révolter il y
a deux ou trois ans. Mais n'ayant pas été soutenus ils furent obligés de
s'enfuir dans la Nouvelle-Angleterre. Parmi eux était un des fils de de
Lesdernier. Il vint dans cette place où il fut fait lieutenant. Il fut
ensuite fait prisonnier et mené à Halifax (la capitale de la
Nouvelle-Ecosse). Son père l'alla voir en prison et la lui fit adoucir
jusqu'à ce qu'il fut échangé. Mais il essuya beaucoup de désagrémens de
la part de ses amis qui lui reprochaient d'avoir un fils parmi les
rebelles. Il eut ensuite une partie de ses effets pris par les
Américains tandis qu'il les faisait transporter sur mer d'une place à
une autre où il allait s'établir. L'espérance de les recouvrer s'il
venait à Boston jointe au souvenir de l'affaire de son fils l'engagea à
quitter la Nouvelle-Ecosse avec un autre de ses fils (trois autres sont
au service du roi d'Angleterre) et sa femme. Quand nous vinmes à Boston,
Public-domain text, read in full here on John Shaqi.
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