The Life of Tolstoy: First Fifty Years: Fifth EditionMaude, Aylmer
General
The Life of Tolstoy: First Fifty Years: Fifth Edition
Maude, Aylmer
Tolstoy, Leo, graf, 1828-1910
In the same letter Tolstoy mentions Hádji Mourát, the hero of a tale
he wrote more than fifty years later, and that has been put aside for
posthumous publication. He says: 'If you wish to show off with news
from the Caucasus, you may recount that a certain Hádji Mourát (the
second in importance to Shámyl himself) surrendered a few days ago to
the Russian Government. He was the leading dare-devil and "brave" in
all Circassia, but was led to commit a mean action.'
1852
A little later, on 6th January 1852, we find him again in Tiflis,
writing to Aunt Tatiána.
[7]Je viens de recevoir votre lettre du 24 Novembre et je vous
y réponds le moment même (comme j'en ai pris l'habitude).
Dernièrement je vous écrivais que votre lettre m'a fait pleurer et
j'accusai ma maladie de cette faiblesse. J'ai eu tort. Toutes vos
lettres me font depuis quelque temps le même effet. J'ai toujours
été _Lyóva-ryóva_ [Leo, Cry-baby]. Avant cette faiblesse me faisait
honte, mais les larmes que je verse en pensant à vous et à votre
amour pour nous, sont tellement douces que je les laisse couler,
sans aucune fausse-honte. Votre lettre est trop pleine de tristesse
pour qu'elle ne produise pas sur moi le même effet. C'est vous qui
toujours m'avez donné des conseils et quoique malheureusement je
ne les aie pas suivis quelquefois, je voudrais toute ma vie n'agir
que d'après vos avis. Permettez-moi pour le moment de vous dire
l'effet qu'a produit sur moi votre lettre et les idées qui me sont
venues en la lisant. Si je vous parle trop franchement je sais que
vous me le pardonnerez en faveur de l'amour que j'ai pour vous. En
disant que c'est votre tour de nous quitter pour aller rejoindre
ceux qui ne sont plus et que vous avez tant aimés, en disant que
vous demandez à Dieu de mettre un terme à votre existence qui vous
semble si insupportable et isolée,--pardon, chère tante, mais il
me paraît qu'en disant cela vous offensez Dieu et moi et nous tous
qui vous aimons tant. Vous demandez à Dieu la mort, c. à dire le
plus grand malheur qui puisse m'arriver (ce n'est pas une phrase,
mais Dieu m'est témoin que les deux plus grands malheurs qui
puissent m'arriver ce serait votre mort ou celle de Nicolas--les
deux personnes que j'aime plus que moi-même). Que resterait-il
pour moi si Dieu exauçait votre prière? Pour faire plaisir à qui,
voudrais-je devenir meilleur, avoir de bonnes qualités, avoir une
bonne réputation dans le monde? Quand je fais des plans de bonheur
pour moi, l'idée que vous partagerez et jouirez de mon bonheur
m'est toujours présente. Quand je fais quelque chose de bon, je
suis content de moi-même, parce que je sais que vous serez contente
de moi. Quand j'agis mal, ce que je crains le plus--c'est de vous
faire du chagrin. Votre amour est tout pour moi, et vous demandez
à Dieu qu'il nous sépare! Je ne puis vous dire le sentiment que
j'ai pour vous, la parole ne suffit pas pour vous l'exprimer et je
Public-domain text, read in full here on John Shaqi.
Reviews
Reviews
No reviews yet
Be the first to share your thoughts on this work.
Elsewhere in the archive
Join the Discussion
Join the discussion
Sign in to leave a comment or review.
Sign InorCreate an account