The following lines are from a long satirical poem by a writer who
appears to have cherished much less respect for his physician. He
believed that he had been changed into a beast, and recognised a
colleague in every horse or donkey he met. He wished to browse in every
field, and only refrained from doing so out of consideration for his
friends:--
Les médicastres sans vergogne
Qui changent en sale besogne
Le plus sublime des mandats,
Ces infâmes aliénistes,
Qui, reconnus pour moralistes,
Sont les pires des scélérats!
Ils détruisent les écritures
Pour maintenir les impostures
Des ennemis du bien public.
Ils prostituent leur justice
Pour se gorger du bénéfice
De leur satanique trafic.[487]
The author of the following lines on the same day made an attempt at
suicide, and then a homicidal attack on his mother.
À MONSIEUR LE DOCTEUR C.
ÉPITRE (_13 mai 1887_).
Un docteur éminent sollicite ma muse.
Certes l’honneur est grand; mais le docteur s’amuse,
Car, dans ce noir séjour, le poète attristé
Par le souffle divin n’est guère visité....
Faire des vers ici, quelle rude besogne!
On pourra m’objecter que jadis, en Gascogne,
Les rayons éclatants d’un soleil du Midi
Réveillaient quelquefois mon esprit engourdi;
Il est vrai: dans Bordeaux, cité fière et polie,
J’ai fêté le bon vin, j’ai chanté la folie,
Celle bien entendu qui porte des grelots.
Mais depuis, un destin fatal à mon repos
M’exile loin des bords de la belle Gironde,
Qu’enrichissent les vins les plus fameux du monde!
Aussi plus de chansons, de madrigaux coquets!
Plus de sonnets savants, de bacchiques couplets!
Ma muse tout en pleurs a replié ses ailes,
Comme un ange banni des sphères éternelles!
Dans sa cage enfermé l’oiseau n’a plus de voix....
Hélas! je ne suis point le rossignol des bois,
Pas même le pinson, pas même la fauvette;
Vous me flattez, docteur, en m’appelant poète....
Je ne suis qu’un méchant rimeur, et je ne sais
Si ces alexandrins auront un grand succès....
Cependant mon désir est de vous satisfaire;
Votre estime m’honore et je voudrais vous plaire,
Mais Pégase est rétif quand il est enchaîné;
D’un captif en naissant le vers meurt condamné.
Si vous voulez, docteur, que ma muse renaisse,
Je ne vous dirai pas: rendez-moi ma jeunesse.
Non, mais puisque vos soins m’ont rendu la santé,
Ne pourriez-vous me rendre aussi la liberté?
Des vers! Pour que le ciel au poète en envoie
Que faut-il? le grand air, le soleil et la joie!
Accordez-moi ces biens: mon luth reconnaissant,
Pour vous remercier comme un Dieu bienfaisant,
Peut-être trouvera, de mon cœur interprète,
Des chants dignes de vous, et dignes d’un poète!
The following lines well express the solitary sadness of the
melancholiac:--
A SE STESSO.
Public-domain text, read in full here on John Shaqi.
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