Mary, Queen of Scots, 1542-1587; Queens -- Scotland -- Biography; Scotland -- History -- Mary Stuart, 1542-1567
longue et heureuse et a moy ṽr̃ẽ bonne grace le seul bien que je desire
et a quoy je tends Jay dit a ce porteur ce que Jay apris sur le quel Je me
remets sachant, le credit que luy donnes comme fait celle que vous veult
estre pour Jamais humble et obeisante loyalle femme et seulle amye qui
pour Jamais vous voue entierement le cueur le corps sans aucun changement
comme a celuy que J fait possesseur du cueur du quel vous pouves tenir
seur Jusques a la mort ne changera car mal ni bien onque ne estrangera.
[Illustration: PLATE F
MODERN IMITATION OF MARY’S HAND
The text is part of the ‘Original French’ of Letter VIII. (III.)
The purpose is to show how far Mary’s hand can be imitated]
LETTER IX
THE FRENCH ‘SONNETS’
O dieux ayes de moy compassion
E m’enseignes quelle preuue certane
Je puis donner qui ne luy semble vain
De mon amour et ferme affection.
Las n’est il pas ia en possession
Du corps, du cueur qui ne refuse peine
Ny dishonneur, en la vie incertane,
Offence de parents, ne pire affliction?
Pour luy tous mes amys i’estime moins que rien,
Et de mes ennemis ie veulx esperere bien.
I’ay hazardé pour luy & nom & conscience:
Ie veux pour luy au monde renoncer:
Ie veux mourire pour luy auancer.
Que reste il plus pour prouuer ma constance?
Entre ses mains & en son plein pouuoir
Je metz mon filz, mon honneur, & ma vie,
Mon pais, mes subjects mon ame assubiectie
Et toute à luy, & n’ay autre vouloir
Pour mon obiect que sens le disseuoir
Suiure ie veux malgré toute l’enuie
Qu’issir en peult, car ie nay autre envie
Que de ma foy, luy faire apparceuoir
Que pour tempest ou bonnace qui face
Iamais ne veux changer demeure ou place.
Brief ie farray de ma foy telle preuue,
Qu’il cognoistra sens feinte ma constance,
Non par mes pleurs ou feinte obeissance,
Come autres ont fait, mais par diuers espreuue.
Elle pour son honneur vous doibt obeissance
Moy vous obeissant i’en puys resseuoir blasme
N’estât, à mon regret, come elle vostre femme.
Et si n’aura pourtant en ce point préeminence
Pour son proffit elle vse de constance,
Car ce n’est peu d’honneur d’estre de voz biens dame
Et moy pour vous aymer i’en puix resseuoir blasme
Et ne luy veux ceder en toute l’obseruance
Elle de vostre mal n’a l’apprehension
Moy ie n’ay nul repos tant ie crains l’apparence
Par l’aduis des parents, elle eut vostre acointance
Moy maugre tous les miens vous port affection
Et de sa loyauté prenes ferme asseurance.
Public-domain text, read in full here on John Shaqi.
Reviews
Reviews
No reviews yet
Be the first to share your thoughts on this work.
Elsewhere in the archive
Join the Discussion
Join the discussion
Sign in to leave a comment or review.
Sign InorCreate an account