The troubadours : $b A history of Provençal life and literature in the middle agesHueffer, Francis
History
The troubadours : $b A history of Provençal life and literature in the middle ages
Hueffer, Francis
Provençal poetry -- History and criticism; Troubadours
‘A quoi servent les conquêtes de l’ambition? En vain vous soumettrez
tous les royaumes qui sont de ce côté de la mer, si vous êtes infidèles
et ingrats à votre Dieu. Alexandre avait soumis toute la terre.
Qu’emporta-t-il en mourant? Le seul linceul mortuaire. Oh! quelle folie
de voir le bien et de prendre le mal, et de renoncer pour des objets
vains et périssables à un bonheur qui ne peut manquer ni jour ni nuit!
Tel est l’effet de la convoitise humaine; elle aveugle les mortels, elle
les égare, et ils ne reconnaissent pas leurs erreurs.
‘Qu’il ne se flatte pas d’être compté parmi les preux, tout baron qui
n’arborera pas la croix et qui ne marchera pas aussitôt à la délivrance
du saint tombeau! Aujourd’hui les armes, les combats, l’honneur, la
chevalerie, tout ce que le monde a de beau et de séduisant, nous peuvent
procurer la gloire et le bonheur du céleste séjour. Ah! que désireraient
de plus les rois et les comtes, si, par leurs hauts faits, ils pouvaient
se racheter des flammes dévorantes où les réprouvés seront éternellement
tourmentés?
‘Sans doute il est excusable celui que la vieillesse et les infirmités
retiennent sur nos bords; mais alors il doit prodiguer ses richesses
à ceux qui partent; c’est bien fait d’envoyer quand on ne peut aller,
pourvu que l’on ne demeure pas par lâcheté ou indifférence. Que
répondront au jour du jugement ceux qui seront restés ici malgré leur
devoir, quand Dieu leur dira: “Faux et lâches chrétiens, c’est pour vous
que je fus cruellement battu de verges; c’est pour vous que je souffris
la mort”? Ah! le plus juste alors tressaillira lui-même d’épouvante.’
We must now for a moment return to the _sirventes_ generally, and
note, for the sake of completeness, one or two more of its separate
branches. In some of the biographies we meet with the use of a curious
term, _sirventes-joglaresc_, which at first sight would lead one to
expect a poem more especially designed for recitation by a joglar.
But such a distinction cannot be substantiated by facts. We know that
not only all _sirventeses_, but all _canzos_ as well, were to a great
extent dependent for their promulgation on the professional singers and
reciters. Moreover, the manuscripts seem to indicate quite a different
meaning. They generally add by way of explanation that the _sirventes_ so
denominated dealt out both praise and vituperation, the former of course
to the worthy, the latter to the vicious. But why and when such a meaning
came to be connected with such a term is one of the unsolved riddles of
literature.
Little more than a whim is the _canzo-sirventes_, a mixture of the
love-song and the non-love-song, generally beginning with a satirical
discussion of personal or public affairs and winding up with the praise
of a lady. No transition is made, the abruptness of the change being
evidently considered an additional charm. No wonder that Peire Vidal, one
of the most eccentric troubadours, favoured the mongrel type. Of it and
of him, more anon.
Public-domain text, read in full here on John Shaqi.
Reviews
Reviews
No reviews yet
Be the first to share your thoughts on this work.
Elsewhere in the archive
Join the Discussion
Join the discussion
Sign in to leave a comment or review.
Sign InorCreate an account