The troubadours : $b A history of Provençal life and literature in the middle agesHueffer, Francis
History
The troubadours : $b A history of Provençal life and literature in the middle ages
Hueffer, Francis
Provençal poetry -- History and criticism; Troubadours
In most cases, however, these songs take the form of an appeal or
admonition addressed to the people, and, more frequently still, to
individual princes and nobles. These are exhorted to abandon their
worldly interests and discords, and join hands in the sacred endeavour.
The allusions to persons and contemporary events incidentally introduced
make some of these poems exceedingly valuable material for the historian.
Others again are interesting owing to the genuine elevation of the heart
that speaks from every line and inspires the work with true poetic
passion. Three songs by Pons de Capduelh, a noble poet of Puy Sainte
Marie, deserve mention. They all refer to the crusade against Saladin,
and must have been written about the year 1188. As regards elevation
of language they are unsurpassed in Provençal literature. The second
especially is a master-piece of simple and yet impressive diction.
Unfortunately its length forbids the quotation of the original together
with an English version. The latter alone, on the other hand, would
convey too imperfect an idea of the tone and diction of the poem. As a
middle course I have subjoined a rendering which occurs in the French
edition of Dietz’s ‘Poesie der Troubadours.’
‘Qu’il soit désormais notre guide et notre protecteur, celui qui
guida les trois rois à Bethléem. Sa miséricorde nous indique une voie
par laquelle les plus grands pécheurs, qui la suivent avec zèle et
franchise, arriveront à leur salut. Insensé, insensé l’homme qui, par un
vil attachement à ses terres et à ses richesses, négligera de prendre
la croix, puisque par sa faute et par sa lâcheté il perd à la fois son
honneur et son Dieu.
‘Voyez quelle est la démence de celui qui ne s’arme point. Jésus, le
Dieu de vérité, a dit à ses apôtres qu’il fallait le suivre, et que pour
le suivre on devait renoncer à tous ses biens, à toutes ses affections
terrestres; le moment est venu d’accomplir son saint commandement.
Mourir outre mer pour son nom sacré est préférable à vivre en ces lieux
avec gloire; oui, la vie est ici pire que la mort. Qu’est-ce qu’une vie
honteuse? Mais mourir en affrontant ces glorieux dangers, c’est triompher
de la mort même et s’assurer une éternelle félicité.
‘Humiliez-vous avec ardeur devant la croix, et par ses mérites vous
obtiendrez le pardon de vos péchés; c’est par la croix que notre Seigneur
a racheté vos fautes et vos crimes—lorsque sa sainte pitié fit grâce au
bon larron, lorsque sa justice s’appesantit sur le méchant, et qu’il
accueillit même le repentir de Longin. Par la croix il sauva ceux qui
étaient dans la voie de la perdition; enfin il souffrit la mort et ne la
souffrit que pour notre salut. Malheureux donc quiconque ne s’acquitte
pas envers la générosité d’un Dieu.
Public-domain text, read in full here on John Shaqi.
Reviews
Reviews
No reviews yet
Be the first to share your thoughts on this work.
Elsewhere in the archive
Join the Discussion
Join the discussion
Sign in to leave a comment or review.
Sign InorCreate an account