The Wars of Religion in France 1559-1576: The Huguenots, Catherine de Medici and Philip IIThompson, James Westfall
History
The Wars of Religion in France 1559-1576: The Huguenots, Catherine de Medici and Philip II
Thompson, James Westfall
France -- History -- Wars of the Huguenots, 1562-1598; Sainte Ligue (1576-1593)
Les bons subgectz (telz que nous sommes) n’ont point acoustumé de
demander les formes de seuretez cest a sa Ma^[te] de nous les donner
bonnes et asseurees, et puis quil na este en sa puissance de nous
garder sa foy il nous donnera sil luy plaist les moyens de nous
garentir contre ceulx qui la vouldroient enfraindre en notre endroict,
et quant a ses courtz de parlemens nous ne pensons pas que pendant
quelles serons composees de telles gens quelles sont quil nous garde
foy et administre justice veu quilz sont noz parties formelles.
Veut et entend sadite Ma^[te] que les dessusditz reciproquement pour
luy rendre la fidele obeissance quilz luy doibvent ayent a se departir
de toute alliance, confederation, et association quilz, ont avec
les Princes Potentatz ou Communautez estrangeres hors du Roiaulme
pareillement de toutes intelligences praticques & associations quilz
ont dedans & dehors icelluy.
Quilz ne feront aucunes assemblées contribution ne cullettes de
deniers sans expresse permission du Roy declarée par ses lettres
patentes.
Quant a ces deux ar^[cles] sa Ma^[te] scait que nous n’avons rien
promis que nous n’ayons tenu ce que nous ferons encores la paix estant
bien asseurer.
Quentieront & feront sortir hors sondit Roiaulme dedans ung moys apres
la conclusion de ladite Pacification par le chemin qui leur sera
prescript par sadite Ma^[te] sans foulle ne oppression de ses subgectz
tous estrangers estans a leur service, et conviendront avec eux de
leur paiement a leurs propres coustz & despens. Et a ceste fin leur
donnera le Roy telle permission quil sera besoing pour entr’eulx leuer
les sommes qui leur seront necessaires.
Cest ar^[cle] est impossible en toutes ses parties, car les estrangers
ne peuvent en ung mois se retirer, ilz ne peuvent ny ne doibvent
sortir par le chemin qui leur sera prescript sinon quilz veulent se
precipiter eulx mesmes a leur mort, ce que nous ne leur conseilleront
jamais, plustost choisirons nous de mourir avec eulx. Et davantage ilz
sont assez fortz pour se faire voye par ou bon leur semblera. Si nous
promectons que les subgectz de sa Ma^[te] ne soient point foullez cest
une trappe, car nestant aucunement en notre puissance de laccomplir
ceulx de Guise diront que nous avons rompu la paix. Il ne nous est non
plus possible de les paier de noz deniers particuliers car la cruauté
de noz ennemys nous a osté tous les moyens que nous avions au paravant
et mesmes dedans ung mois une telle cuillette ne sa pourrait faire et
quand elle le seroit il nous souvient comment nous fusmes traictez a
Auxerre et qui est le pis les particuliers ne vouldront contribuer, se
souvenans bien comme ilz ont esté traictez pour avoir contribué aux
troubles precedens suyvant les tres patentes de sa Ma^[te].
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