The Works of Lord Byron. Vol. 4Byron, George Gordon Byron, Baron
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The Works of Lord Byron. Vol. 4
Byron, George Gordon Byron, Baron
Poetry
"Ce grand homme--(Bonnivard mérite ce litre par la force de son âme, la
droiture de son coeur, la noblesse de ses intentions, la sagesse de ses
conseils, le courage de ses démarches, l'étendue de ses connaissances,
et la vivacité de son esprit),--ce grand homme, qui excitera
l'admiration de tous ceux qu'une vertu héroïque peut encore émouvoir,
inspirera encore la plus vive reconnaissance dans les coeurs des
Genevois qui aiment Genève. Bonnivard en fut toujours un des plus fermes
appuis: pour assurer la liberté de notre République, il ne craignit pas
de perdre souvent la sienne; il oublia son repos; il méprisa ses
richesses; il ne négligea rien pour affermir le bonheur d'une patrie
qu'il honora de son choix: dès ce moment il la chérit comme le plus zélé
de ses citoyens; il la servit avec l'intrépidité d'un héros, et il
écrivit son Histoire avec la naïveté d'un philosophe et la chaleur d'un
patriote.
"Il dit dans le commencement de son Histoire de Genève, que, _dès qu'il
eut commencé de lire l'histoire des nations, il se sentit entraîné par
son goût pour les Républiques, dont il épousa toujours les intérêts:_
c'est ce goût pour la liberté qui lui fit sans doute adopter Genève pour
sa patrie....
"Bonnivard, encore jeune, s'annonça hautement comme le défenseur de
Genève contre le Duc de Savoye et l'Evêque....
"En 1519, Bonnivard devient le martyr de sa patrie: Le Duc de Savoye
étant entré dans Genève avec cinq cent hommes, Bonnivard craint le
ressentiment du Duc; il voulut se retirer à Fribourg pour en éviter les
suites; mais il fut trahi par deux hommes qui l'accompagnaient, et
conduit par ordre du Prince à Grolée, où il resta prisonnier pendant
deux ans. Bonnivard était malheureux dans ses voyages: comme ses
malheurs n'avaient point ralenti son zèle pour Genève, il était toujours
un ennemi redoutable pour ceux qui la menaçaient, et par conséquent il
devait être exposé à leurs coups. Il fut rencontré en 1530 sur le Jura
par des voleurs, qui le dépouillèrent, et qui le mirent encore entre les
mains du Duc de Savoye: ce Prince le fit enfermer dans le Château de
Chillon, où il resta sans être interrogé jusques en 1536; il fut alors
delivré par les Bernois, qui s'emparèrent du Pays-de-Vaud.
"Bonnivard, en sortant de sa captivité, eut le plaisir de trouver Genève
libre et réformée: la République s'empressa de lui témoigner sa
reconnaissance, et de le dédommager des maux qu'il avoit soufferts; elle
le reçut Bourgeois de la ville au mois de Juin, 1536; elle lui donna la
maison habitée autrefois par le Vicaire-Général, et elle lui assigna une
pension de deux cent écus d'or tant qu'il séjournerait à Genève. Il fut
admis dans le Conseil des Deux-Cent en 1537.
Public-domain text, read in full here on John Shaqi.
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