Theory of the Earth, With Proofs and Illustrations, Volume 2 (of 4)Hutton, James
Science
Theory of the Earth, With Proofs and Illustrations, Volume 2 (of 4)
Hutton, James
Geology -- Early works to 1800
«§ 645 On commence à monter par de jolis sentiers peu inclinés,
pratiqués le long d'un grand rocher semblable à ceux que j'avois
observés la veille. On a ensuite le choix de monter, ou par des pentes
couvertes de rocailles un peu fatigantes, ou par des gazons extrêmement
rapides. Ceux-ci paroissent d'abord plus agréables et moins pénibles;
cependant ces gazons sont si serrés et si glissans, qu'ils en deviennent
dangereux, au moins pour ceux qui n'ont pas l'habitude des montagnes.
Ces rocailles sont débris de roches feuilletées, semblables à celles que
l'on rencontre en montant du Prieuré à Plianpra.
«§ 646. B. Au bout d'une heure de marche, on arrive au pied d'un rocher
assez escarpé, qu'il faut escalader pour parvenir à la cime de la
montagne. C'est une roche micacée, mais qui contient cependant assez de
quartz pour avoir de la consistance. Elle se sépare par feuillets si
décidés, que sans employer d'autre instrument que mes mains, j'en
détachai une dalle, qui avoit sept pieds de hauteur sur quatre de
largeur, et à peine un pouce dans sa plus grande épaisseur.
«J'avois quelque desir de descendre de-là au pied des grandes tables
verticales qui composent la tête du Bréven, pour les observer de près et
comparer ainsi leur base avec leur cime; mais de cet endroit la chose
est impossible, la pente est d'une telle rapidité qu'une pierre
médiocrement grosse, que je mis en mouvement, roula avec beaucoup de
vitesse, en entraîna d'autres, celles-ci d'autres, et elles formèrent
enfin un torrent de pierres qui se précipita avec un fracas mille fois
répété par les grands rochers du Bréven.
«Comme donc je ne pouvois pas descendre, je montai par le passage
ordinaire, qui est une espèce de couloir ou de cheminée ouverte, adossée
à un rocher presqu'à pic, de 40 ou 50 pieds de hauteur. Bien des curieux
sont venus jusques au pied de ce passage sans oser le franchir; mais je
vis en revenant qu'à un demi-quart de lieue plus au nord, on trouve un
autre passage extrêmement commode, qui mène au même but, et qu'il faut
par conséquent toujours préférer.
«Ce rocher une fois escaladé, on monte par une pente douce, sans danger
et sans fatigue, jusqu'au sommet du Bréven.
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