Theory of the Earth, With Proofs and Illustrations, Volume 2 (of 4)Hutton, James
Science
Theory of the Earth, With Proofs and Illustrations, Volume 2 (of 4)
Hutton, James
Geology -- Early works to 1800
«Quand nous nous sommes trouvé sur ces points élevés, nous avons
toujours considéré le total des montagnes prises ensemble, leurs
situations respectives, les unes par rapport aux autres; afin de
reconnoître, s'il y avoit quelque chose de constant dans leurs position;
rien n'est plus varié. Dans la grande chaîne de montagnes qui sépare
le canton de Berne du Vallais d'un côté, et les Alpes qui séparent le
Vallais de la Savoie de l'autre, en considérant le course du Rhône sous
differens points de vue, on n'a point vu que les angles saillans de ces
très hautes montagnes fussent opposés aux angles rentrans des
montagnes qui sont vis-à-vis; Le fameux vallon qui est sur le haut du
Saint-Gothard, le point le plus élevé de l'Europe, contredit également
cette observation, aussi que les positions de la plus grande partie des
montagnes qui forment son vaste circuit. Le vallon de Scholenen, qui
a plus de huit lieues, et dans lequel la Reusse coule du sommet du
Saint-Gothard jusqu'au lac de Lucerne, offre à peine quelques exemples
d'angles rentrans opposés à des angles saillans. Les nombreux vallons
que nous avons constamment traversés ceux qui conduisent au Grindelwald,
et celui qui mène au pays de Hasli qui sont sous nos yeux, n'établirent
pas d'avantage cette correspondance d'angles saillans et angles
rentrans, qu'on regarde comme si constante. Dans les montagnes basses,
du troisième et quatrième ordre, ou inférieures, on remarque plus
souvent cette correspondance, encore n'est-elle pas constante: les eaux
ordinaires ont formé ces vallons; mais si on veut donner une théorie
générale, c'est assurement dans les plus hautes montagnes qu'il faut
prendre ses exemples. Ce qui se trouve au-dessous de ces points les plus
élevés, a pris sa forme de la disposition même des plus hauts sommets.»
M. de Saussure, in his second volume of _Voyages dans les Alpes_, gives
the strongest confirmation to the theory of the gradual degradation of
mountains by the means of rain.
«§ 920. Je reviens aux observations. Il en est une très importante pour
la théorie de la terre, dont on peut du haut du Cramont apprécier la
valeur, mieux que d'aucun autre site; je veux parler de la fameuse
observation de _Bourguet_ sur la correspondance des angles saillans avec
les angles rentrans des vallées. J'ai a déjà dit un mot dans le 1er.
volume, § 577, mais j'ai renvoyé à ce chapitre les developpemens que je
vais donner.
«Ce qui avoit fait regarder cette observation comme très-importante,
c'est que l'on avoit cru qu'elle pourroit servir à démontrer que les
vallées ont été creusées par des courans de la mer, dans le temps où
elle couvroit encore les montagnes; ou que les montagnes qui bordent ces
vallées avoient été elles-mêmes formées par l'accumulation des dépôts
rejetés sur les bords de ces mêmes courans.
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