Theory of the Earth, With Proofs and Illustrations, Volume 2 (of 4)Hutton, James
Science
Theory of the Earth, With Proofs and Illustrations, Volume 2 (of 4)
Hutton, James
Geology -- Early works to 1800
Clearly as this fact must demonstrate, to a reasoning person, the
fracture and dislocation of strata, our author, who knows so well the
reasoning of naturalists on such an occasion, gives us his opinion
as follows: «Quant à la raison de ce fait, on peut l'attribuer à de
boulversemens, et c'est ce qui me paroît le plus vraisemblable. On
pourroit cependant supposer qu'il existoit au milieu de ces couches une
grande fissure, qui a été remplie par des couches transversales. Mais il
faudroit pour cela que ce remplissage se fût fait dans le temps même
de la formation de ce montagne, puisque les ardoises et les pyramides
quartzeuses, donc la direction est transversales, sont précisément de la
même nature que les autres; et il faudrait encore supposer, qu'elles ont
été formées dans la situation très-inclinée qu'on leur voit aujourd'hui;
supposition que l'on aura quelque peine à admettre.»
In this second volume, M. de Saussure gives us a general view with
regard to the mountains which border the valley of the Rhône, p. 543.
«§ 1095. Cette suite de montagnes calcaire que nous avons côtoyée depuis
St Maurice jusques à Chillon, ne presente presque nulle part des couches
régulières et horizontales: elles sont presque par-tout inclinées,
fléchies, et paroissent avoir été tourmentées par des causes violentes:
car de simples affaissemens ne suffisent pas à mon gré pour rendre
raison de toutes leurs formes. Leurs escarpemens sont aussi assez
irrégulièrement situés; la plus grande partie d'entr'eux paroît
cependant tournée du côté de la vallée du Rhône.
«La suite des montagnes qui correspond à celle-ci sur la rive gauche du
Rhône et du lac est aussi calcaire, et à-peu-pres aussi irrégulière. La
plupart de ces montagnes, celles surtout qui sont les plus voisines du
lac, sont escarpées, et du coté du lac et de celui du Rhône. Les vallées
qui les séparent paroissent les diviser en chaînes paralleles au lac,
qui courent du nord-est au sud-ouest. Les plus voisines du lac sont
escarpées contre lui, comme je viens de le dire, tandis que les plus
éloignées du lac, ou les plus proches du centre des Alpes, sont
inclinées contre ces mêmes Alpes. _Le Val de lie_ sépare ces deux ordres
de montagnes: cette vallée riche et fertile a la forme d'un berceau; les
deux chaînes qui la bordent s'élèvent en pente douce de son côté, et
tournent leurs escarpemens, l'une contre le lac, l'autre contre les
Alpes; au reste je n'ai point parcouru ces montagnes, je n'ai pu en
juger qu'en les observant de loin.
«Mais ce dont on peut être certain, c'est que, si les montagnes qui
bordent ces deux rives de la vallée du Rhône, se ressemblent par leur
nature, qui est calcaire de part et d'autre elles ne se ressemblent
point par leur structure. On n'y voit aucune correspondance, ni dans
les positions, ni dans les formes: Les vallées qui les séparent ne se
correspondent pas non plus. Ce défaut de correspondance me paroît encore
réveiller l'idée des bouleversemens.»
Public-domain text, read in full here on John Shaqi.
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