A Journal of the Swedish Embassy in the Years 1653 and 1654, Vol II.
John Locke · en
Whitelocke had advised in what language to speak to the Prince. He held
it not fit to speak in English, because he came not to him as ambassador,
nor in Latin, there being nothing of treaty between them; but being a
matter of ceremony, he was advised and informed that it was the Prince's
desire that Whitelocke should speak to him in French, the which he
understood very well: and accordingly, being both set, and their hats on,
after a little pause Whitelocke put off his hat, and then the Prince did
so likewise; then both putting on their hats again, Whitelocke spake to
the Prince to this effect:--
"Monseigneur,
"Je repute a grand bonheur l'opportunite qui m'est presentee de
baiser les mains de votre Altesse Royale, et la saluer de la part de
Monseigneur le Protecteur de la Republique d'Angleterre, d'Ecosse, et
d'Irelande, avant mon depart de ce royaume; ce que j'eusse fait plus
tot et en autre lieu, sinon que la necessite d'attendre l'issue de ce
qui m'a ete donne en charge m'en avait empeche: mais depuis sa
conclusion, j'ai tarde expres pour ajouter a ma satisfaction celle
d'avoir rendu mes devoirs a votre Altesse Royale, et lui temoigner
l'amitie et les respects de sa Serenissime Altesse mon maitre."
After Whitelocke had done speaking the Prince staid a little time, and
then in French answered him to this purpose:--
"Monseigneur l'Ambassadeur,
"Ce m'aurait ete un grand trouble si, apres la conclusion de vos
affaires en cette cour, vous aviez ete dans l'inconvenience
d'attendre mon arrivee en cette place; je suis bien aise de me
trouver ici devant votre depart de ce pays, qui m'a donne le
contentement de vous connaitre, et l'occasion de temoigner le grand
respect que j'ai a Monseigneur le Protecteur et a la Republique que
vous servez, et je recois beaucoup de satisfaction qu'une amitie et
alliance soit contractee entre ce royaume et votre Republique, de
laquelle j'espere et crois qu'elle sera pour le bien des deux
nations, et pour l'interet des Protestants.
"Il n'y a personne qui a plus d'estime de Monseigneur le Protecteur
que moi, et de votre Republique; et j'ai tant entendu de votre
honorable et prudent maniement des affaires que vous aviez ici, que
ce m'a fait desirer de vous connaitre et d'avoir l'opportunite de
converser avec vous, que vous m'avez presentement alloue, et je vous
en remercie, et pour les respects de Monseigneur le Protecteur,
qu'il vous a plu me presenter en son nom, et qui me sont fort
agreables."