A System of Logic: Ratiocinative and Inductive, 7th Edition, Vol. I
John Stuart Mill · en
[11] It is to be regretted that Sir William Hamilton, though he often
strenuously insists on this doctrine, and though, in the passage quoted,
he states it with a comprehensiveness and force which leave nothing to
be desired, did not consistently adhere to his own doctrine, but
maintained along with it opinions with which it is utterly
irreconcileable. See the third and other chapters of _An Examination of
Sir William Hamilton's Philosophy_.
[12] "Nous savons qu'il existe quelque chose hors de nous, parceque nous
ne pouvons expliquer nos perceptions sans les rattacher à des causes
distinctes de nous-mêmes; nous savons de plus que ces causes, dont nous
ne connaissons pas d'ailleurs l'essence, produisent les effets les plus
variables, les plus divers, et même les plus contraires, selon qu'elles
rencontrent telle nature ou telle disposition du sujet. Mais savons-nous
quelque chose de plus? et même, vu le caractère indéterminé des causes
que nous concevons dans les corps, y a-t-il quelque chose de plus à
savoir? Y a-t-il lieu de nous enquérir si nous percevons les choses
telles qu'elles sont? Non évidemment.... Je ne dis pas que le problème
est insoluble, _je dis qu'il est absurde et enferme une contradiction_.
Nous _ne savons pas ce que ces causes sont en elles-mêmes_, et la raison
nous défend de chercher à le connaître: mais il est bien évident _à
priori_, qu'_elles ne sont pas en elles-mêmes ce qu'elles sont par
rapport à nous_, puisque la présence du sujet modifie nécessairement
leur action. Supprimez tout sujet sentant, il est certain que ces causes
agiraient encore puisqu'elles continueraient d'exister; mais elles
agiraient autrement; elles seraient encore des qualités et des
propriétés, mais qui ne ressembleraient à rien de ce que nous
connaissons. Le feu ne manifesterait plus aucune des propriétés que nous
lui connaissons: que serait-il? C'est ce que nous ne saurons jamais.
_C'est d'ailleurs peut-être un problème qui ne répugne pas seulement à
la nature de notre esprit, mais à l'essence même des choses._ Quand même
en effet on supprimerait par la pensée tous les sujets sentants, il
faudrait encore admettre que nul corps ne manifesterait ses propriétés
autrement qu'en relation avec un sujet quelconque, et dans ce cas _ses
propriétés ne seraient encore que relatives_: en sorte qu'il me paraît
fort raisonnable d'admettre que les propriétés déterminées des corps
n'existent pas indépendamment d'un sujet quelconque, et que quand on
demande si les propriétés de la matière sont telles que nous les
percevons, il faudrait voir auparavant si elles sont en tant que
déterminées, et dans quel sens il est vrai de dire qu'elles
sont."--_Cours d'Histoire de la Philosophie Morale au 18me siècle_, 8me
leçon.