Plato and the Other Companions of Sokrates, 3rd ed. Volume 1
Plato · en
"Je pourrois d'ailleurs demander ce qu'on entend par la nature et les
causes premières des maladies. Nous connoissons de leur nature, ce que
les faits en manifestent. Nous savons, par exemple, que la fièvre
produit tels et tels changements: ou plutôt, c'est par ces changements
qu'elle se montre à nos yeux: c'est _par eux seuls qu'elle existe pour
nous_. Quand un homme tousse, crache du sang, respire avec peine,
ressent une douleur de côté, a le pouls plus vite et plus dur, la peau
plus chaude que dans l'état naturel--l'on dit qu'il est attaqué d'une
pleurésie. Mais qu'est ce donc _qu'une pleurésie_? On vous répliquera
que c'est une maladie, dans laquelle tous, ou presque tous, ces
accidents se trouvent combinés. S'il en manque un ou plusieurs, ce
n'est point la pleurésie, du moins la vraie pleurésie essentielle des
écoles. _C'est donc le concours de ces accidents qui la constitue._ Le
mot _pleurésie ne fait que les retracer d'une manière plus courte. Ce
mot n'est pas un être par lui-même_: il exprime une abstraction de
l'esprit, et réveille par un seul trait toutes les images d'un assez
grand tableau.
"Ainsi lorsque, non content de connoître une maladie par ce qu'elle
offre à nos sens, par ce qui seul la constitue, et sans quoi elle
n'existeroit pas, _vous demandez encore quelle est sa nature en
elle-même, quelle est son essence--c'est comme si vous demandiez quelle
est la nature ou l'essence d'un mot, d'une pure abstraction._ Il n'y a
donc pas beaucoup de justesse à dire, d'un air de triomphe, que les
médecins ignorent même la nature de la fièvre, et que sans cesse ils
agissent dans des circonstances, ou manient des instruments, dont
l'essence leur est inconnue."]
[Side-note: Difficulty of understanding how the same predicate could
belong to more than one subject.]
Stilpon (like Antisthenes, as I have remarked above) seems to have had
in his mind a type of predication, similar to the type of reasoning
which Aristotle laid down the syllogism: such that the form of the
proposition should be itself a guarantee for the truth of what was
affirmed. Throughout the ancient philosophy, especially in the more
methodised debates between the Academics and Sceptics on one side, and
the Stoics on the other--what the one party affirmed and the other
party denied, was, the existence of a Criterion of Truth: some
distinguishable mark, such as falsehood could not possibly carry. To
find this infallible mark in propositions, Stilpon admitted none
except identical. While agreeing with Antisthenes, that no predicate
could belong to a subject different from itself, he added a new
argument, by pointing out that predicates applied to one subject were
also applied to many other subjects. Now if the predicates belonged to
one, they could not (in his view) belong to the others: and therefore
they did not really belong to any. He considered that predication
involved either identity or special and exclusive implication of the
predicate with the subject.