A Year's Journey through France and Part of Spain, Volume 2 (1777)Thicknesse, Philip
History
A Year's Journey through France and Part of Spain, Volume 2 (1777)
Thicknesse, Philip
France -- Description and travel; Spain -- Description and travel
Volupté sure
Bien sans pareil!
O doux réveil
De la nature!
Que l'ame pure
Dans nos guérets
Avec yvresse
Voit tes attraits;
De la tendresse
Et de la paix
Les doux bienfaits
Sur toute espéce
Vont s'epandant,
Et sont l'aimant
Dont la magie
Enchaîne et lie
Tout l'univers
L'homme pervers
Dans sa malice
Ferme son coeur
A ces delices,
Et de l'erreur
Des goûts factices
Fait son bonheur
La noire envie
Fille d'orgueil,
Chaque furie
Jusqu'au circueil,
Tisse sa vie.
Les vains désirs
Les vrais plaisirs
Sont antipodes;
A ces pagodes
Culte se rend,
L'oeil s'y méprend
Et perd de vuë
Felicité,
La Déité
La plus couruë
La moins connuë
Simple réduit
Et solitaire
Jadis construit
Par le mystére
Est aujourd'hui
Sa residencei
La bienveillance.
Au front serein
De la déesse
Est la Prêtresse;
Les ris badins
Sont sacristains,
Joyeux fidelles,
De fleurs nouvelles
Offrent les dons.
Tendres chansons
Tribut du Zele,
Jointes au sons
De Philoméle,
De son autel
Sont le rituel
Dans son empire
Telle est la loi,
"Aimer et rire
De bonne foy."
Cet Evangile
Peu difficile
Du vrai bonheur
Seroit auteur
Si pour apôtre
Il vous avoit;
En vain tout autre
Le prêcheroit.
La colonie
Du double mont
Du vraie génie
Vous a fait don,
Sans nul caprice
Entrez en lice,
Et de Passif
Venant actif
Pour la Déesse
Enchanteresse
Qui dans ces lieux
Nous rend heureux
Donnez moi rose
Nouvelle éclose:
Du doux Printems
Hâtez le tems
Il etincelle
En vos écrits,
Qu'il renouvelle
Mes Esprits.
Adieu beau Sire,
Pour ce délire
Le sentiment
Est mon excuse.
S'il vous amuse
Un seul moment,
Et vous rapelle
Un coeur fidelle
Depuis cent ans,
Comme le vôtre
En tous les tems
N'ai désir autre.
FABLE
_Les Aquilons et l'Oranger._
De fougeux Aquilons une troupe emportée
Contre un noble Oranger éxhaloit ses fureurs
Ils soufflerent en vain, leur rage mutinée
De l'arbre aux fruits dorés n'ôta que quelques fleurs.
MADRIGAL
Du tumulte, du bruit, des vaines passions
Fuyons l'eclat trompeur: à leurs impressions
Préférons les douceurs de ce sejour paisible,
Disoit un jour _Ariste_ à la tendre _Délos_.
Soit, repart celle-ci; mais las! ce doux repos
N'est que le pis-aller d'une ame trop sensible.
QUATRAIN
Telle que ce ruisseau qui promene son onde
Dans des lieux ecartés loin du bruit et du monde
Je veux pour peu d'amis éxister desormais
C'est loin des faux plaisirs que l'on trouve les vrais.
REVERIE SUR UNE LECTURE.
Public-domain text, read in full here on John Shaqi.
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