Adventures of the Ojibbeway and Ioway Indians in England, France, and Belgium; Vol. 1 (of 2): being Notes of Eight Years' Travels and Residence in Europe with his North American Indian CollectionCatlin, George
History
Adventures of the Ojibbeway and Ioway Indians in England, France, and Belgium; Vol. 1 (of 2): being Notes of Eight Years' Travels and Residence in Europe with his North American Indian Collection
Catlin, George
England -- Description and travel; France -- Description and travel; Indians of North America
la forme et qui fendent l'immensité. C'est un buffle poursuivi par un
cavalier penché sur la crinière de son cheval sauvage; mais au-dessus
des herbes profondes, on ne voit que les épaules bossues du buffle
et les oreilles dressées du cheval. Quel drame! Où vont-ils? où
s'arrêteront-ils? Quelques autres tableaux présentent les aventures
de la navigation et de la guerre, des chasses où les hommes, couverts
de peaux de loup, s'avancent à quatre pattes pour surprendre les
buffles, où les chevaux sauvages sont enveloppés de lacets perfides,
des cérémonies religieuses où de volontaires martyrs se font pendre et
torturer en l'honneur du Grand Esprit.
----*----
LE CHARIVARI, Paris, 1845.
Il y avait là une magnifique collection, un musée rare, que dis-je?
unique et précieux, amassé à grands frais, à grand' peine, par un
artiste passionné et patient, par M. Catlin, voyageur aussi intrépide
que peintre naïf et que sincère historien. Ce musée est à la fois une
collection d'objets d'art et un recueil de notes scientifiques sur une
classe d'hommes qui diminue de jour en jour devant les empiètemens de
la civilisation, et qui dans cinquante ans aura complètement disparu du
globe. C'est le portrait aussi fidèle que possible, le daguerréotype
d'un monde qu'on ne retrouvera plus, et le gouvernement l'a laissé
partir, l'a laissé perdre; il n'a pas même senti la nécessité de
l'acquérir. Il n'a fait ni une offre ni un prix à l'artiste qu'il eût
récompensé ainsi qu'il devait l'être de dix ans d'études et d'efforts.
Tout le monde y aurait gagné: le peintre qui craint devoir éparpiller
un jour le résultat de tant de peines et de travaux, eût été heureux
de le voir conservé, concentré, consacré à jamais, en lieu sûr, à la
science et à l'art.
----*----
L'OBSERVATEUR, Oct. 9, 1845.
Public-domain text, read in full here on John Shaqi.
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