Collections of the Minnesota Historical Society for the Year 1867 — John Shaqi
Collections of the Minnesota Historical Society for the Year 1867Hill, A. J. (Alfred James)
History
Collections of the Minnesota Historical Society for the Year 1867
Hill, A. J. (Alfred James)
Minnesota -- History
Il est a remarquer que le pays ou ils sont [les Sioux] n’est autre chose
que lacs et marests remplis de folles avoines, separes les uns des autres
par de petites langues de terre qui n’ont tout au plus d’un lac a l’autre
que trente a quarante pas, et d’autres cinq a six ou un peu plus. Ces
lacs ou marests contiennent cinquante lieues et d’avantage en carre, et
ne sont separes par aucune riviere que par celle de la Louisianne, qui a
son lit dans le milieu, ou une partie de leurs eaux viennent se degorger.
D’autres tombent dans la riviere de Sainte Croix, qui est situee a leur
egard au nord-est, et qui les range de pres. Enfin les autres marests
et lacs situez a l’ouest de la riviere de Saint Pierre s’y vont jetter
pareillement; si bien que les Scioux sont inaccessibles dans un pays si
marecageaux, et ne peuvent y estre detruits que par des ennemis ayant des
cannots comme eux pour les poursuivre; parceque dans ces endroits il n’y
a que cinq ou six familles ensemble, qui forment comme un gros, ou une
espece de petit village, et tous les autres sont de mesme eloignez a une
certaine distance, afin d’estre a portee de se pouvoir prester la main a
la premiere alarme. Si quelqu’une de ces petites bourgades est attaquee,
l’ennemy n’en peut deffaire que tres peu, parceque tous les voysins se
trouvent assemblez tout d’un coup, et donnent un prompt secours ou il est
besoin. La methode qu’ils ont pour naviguer dans ces sortes de lacs est
de couper dedans leur semences, avec leurs cannots, et, les portant de
lac en lac ils obligent l’ennemy qui veut fuir a tourner autour; qui vont
tousjours d’un lac a un autre, jusqu’a ce qu’ils les ayent tous passez,
et qu’ils soient arrivez a la grand terre.
Les cent hommes Hurons s’engagerent dans le milieu de ces marests, sans
cannots, ou ils furent decouverts par quelques Scioux, qui accoururent
pour donner l’alarme par tout. Cette nation estoit nombreuse, dispersee
dans toutte la circonference des marests, ou l’on recueilloit quantite
de folles avoines, qui est le grain de cette nation, dont le goust est
meilleur que celuy du riz.
Plus de trois mil Scioux se rendirent de touts costez, et investirent les
Hurons, ... de tout ce party, il n’en echapa qu’un(8).
...
Les Hurons, se voyant fort peu de monde, prirent le party de ne pas
songer a se venger et de vivre paisiblement a Chagouamikon pendant
plusieurs annees. Pendant tout ce temps la, ils ne furent point insultez
des Scioux, qui ne s’appliquerent uniquement qu’a faire la guerre aux
Kiristinons, aux Assiniboules et a toutes les nations du nord, qu’ils ont
detruits et desquels ils se sont aussy faits detruire respectivement....
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