Contes et légendes. 1re PartieGuerber, H. A. (Hélène Adeline)
General
Contes et légendes. 1re Partie
Guerber, H. A. (Hélène Adeline)
Fairy tales -- France; French language -- Readers; Legends -- France
Le prince la regarda avec admiration, et dit: "Que vous êtes belle! Vous
êtes la plus belle personne du monde, j'en suis sûr! Mais votre robe
n'est pas belle. Elle est trop modeste. Attendez ici, et j'irai au
château de mon père, chercher une belle robe de satin blanc et une
voiture pour vous présenter à mon père comme une grande dame."
La princesse était très timide; elle avait peur de rester seule, mais
enfin elle consentit à rester près de la fontaine, et le prince partit.
Il alla au château de son père, dit qu'il avait trouvé une princesse,
blanche comme la neige, belle comme le jour, et aimable et intelligente
comme un ange, et promit de la présenter dans une heure.
Alors le prince alla demander une belle robe de satin blanc à sa soeur
favorite, donna ordre de préparer la plus belle voiture, et fit tous les
préparatifs nécessaires pour recevoir la princesse avec honneur. Quand
tout fut prêt, il monta en voiture pour aller chercher la belle
princesse qu'il était impatient de revoir.
Pendant son absence, la princesse, qui avait peur de rester là toute
seule, grimpa dans un grand arbre, près de la fontaine, et se cacha dans
le feuillage. Tout son corps était complètement caché, mais sa jolie
figure était visible, et se reflétait dans l'eau pure de la fontaine,
comme dans un miroir.
Quelques minutes après, une négresse arriva à la fontaine pour chercher
de l'eau. Elle avait une grande cruche, elle se pencha sur l'eau, vit la
jolie figure, et regarda à droite et à gauche pour découvrir la personne
à qui cette jolie figure appartenait. Mais elle ne vit personne, et
décida bientôt que l'image qu'elle voyait dans l'eau était celle de sa
propre figure:
"Oh, que je suis jolie," dit-elle avec joie. "Que je suis jolie. Je suis
aussi jolie qu'une princesse. Ma maîtresse dit toujours: 'Lucie, vous
êtes laide, laide à faire peur,' mais ce n'est pas vrai. Je suis jolie,
et ma maîtresse est jalouse parce que je suis plus jolie qu'elle. Je
suis trop jolie pour porter de l'eau!" Et la négresse cassa sa cruche
sur les pierres, et retourna chez sa maîtresse, qui attendait l'eau avec
impatience.
"Où est la cruche?" demanda-t-elle. "Où est l'eau que je vous ai dit de
m'apporter?"
"J'ai cassé la cruche, je suis trop jolie pour porter de l'eau," dit la
négresse.
"Vous! Jolie!" dit la dame avec étonnement (surprise), "vous êtes laide
à faire peur!" Et la maîtresse, en colère, battit la pauvre négresse,
lui donna une autre cruche, et la renvoya, en pleurant à la fontaine.
La négresse retourna lentement à la fontaine, se pencha sur l'eau, vit
la même jolie figure, et dit: "Oh, que je suis jolie! Je suis sûre que
je suis la plus jolie personne du monde! Je ne porterai pas l'eau pour
ma maîtresse," et elle cassa la seconde cruche et retourna à la maison
sans eau.
"Où est l'eau de la fontaine, esclave?" demanda la maîtresse
impérieusement.
Public-domain text, read in full here on John Shaqi.
Reviews
Reviews
No reviews yet
Be the first to share your thoughts on this work.
Join the Discussion
Join the discussion
Sign in to leave a comment or review.
Sign InorCreate an account