Contes et légendes. 1re PartieGuerber, H. A. (Hélène Adeline)
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Contes et légendes. 1re Partie
Guerber, H. A. (Hélène Adeline)
Fairy tales -- France; French language -- Readers; Legends -- France
Le roi consentit à la demande de la princesse, qui trouva une bonne
place pour la négresse, et tout le monde déclara que la nouvelle reine
était aussi bonne que belle.
Le mariage du prince et de la princesse fut célébré le lendemain avec
beaucoup de pompe et de cérémonie, et le prince et la princesse furent
heureux tout le reste de leur vie, et regrettés après leur mort de tous
leurs sujets.
LA VILLE SUBMERGÉE.[9]
[Note 9: This is one of the Dutch Mediæval Legends. The only
Stavoren now existing is a little fishing town on the northeast coast of
the Zuyder Zee. This gulf was caused by "the terrific inundations of the
thirteenth century," when thousands of people perished. It was only
after this inundation took place that the city of Amsterdam arose on the
southwest shore of the Zuyder Zee. The story, with the exception of the
inundation, is purely mythical.]
Il y avait une fois, en Hollande, une grande et belle ville appelée
Stavoren. Cette ville était située près de la mer, et les habitants
étaient très riches, parce que leurs vaisseaux allaient dans toutes les
différentes parties du monde chercher les trésors de toutes les
différentes contrées.
Les habitants de Stavoren étaient très riches, et ils étaient fiers de
leur or, fiers de leur argent, fiers de leurs vaisseaux, et fiers de
leurs grands palais. Ils étaient fiers et égoïstes aussi, parce qu'ils
ne pensaient jamais aux pauvres, qui n'avaient ni or, ni argent, ni
vaisseaux, ni palais.
Il y avait une dame à Stavoren qui était plus riche et plus fière que
tous les autres habitants; elle était aussi plus égoïste et plus cruelle
envers les pauvres. Un jour, cette dame si riche appela le capitaine de
son plus grand vaisseau, et dit:
"Capitaine, préparez votre vaisseau, et quittez le port. Allez me
chercher une grande cargaison de la chose la plus précieuse du monde."
"Certainement, madame," dit le capitaine, "commandez, et j'obéirai. Mais
que voulez-vous, madame? Voulez-vous une grande cargaison d'or,
d'argent, de pierres précieuses, ou d'étoffes? Que voulez-vous?"
"Capitaine," répondit la dame, "j'ai donné mes ordres. Je demande une
cargaison de la chose la plus précieuse du monde. Il y a seulement une
chose qui est plus précieuse que toutes les autres. Allez chercher cette
chose-là et partez immédiatement."
Le pauvre capitaine, qui avait peur de la dame, obéit. Il alla au port,
il prépara son vaisseau, et partit. Alors il appela ses officiers et ses
matelots, et dit:
"Camarades, notre maîtresse a commandé une grande cargaison de la chose
la plus précieuse du monde. Elle a refusé de dire quelle est la chose la
plus précieuse du monde. Je ne sais pas quelle est la chose la plus
précieuse du monde. Savez-vous quelle est la chose la plus précieuse du
monde?"
"Oui, mon capitaine," répondit un officier, "la chose la plus précieuse
du monde, c'est l'or."
"Oh, non, mon capitaine," répondit un autre officier, "la chose la plus
précieuse du monde, c'est l'argent."
Public-domain text, read in full here on John Shaqi.
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