Contes et légendes. 1re PartieGuerber, H. A. (Hélène Adeline)
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Contes et légendes. 1re Partie
Guerber, H. A. (Hélène Adeline)
Fairy tales -- France; French language -- Readers; Legends -- France
Un jour, le port de Stavoren se trouva bloqué par un grand banc de
sable. Ce banc empêcha le commerce, et dans quelques jours le blé que la
dame avait jeté à la mer, commença à pousser, et le banc de sable était
tout couvert d'herbe verte.
Toutes les personnes de Stavoren regardèrent le blé et dirent: "C'est un
miracle, c'est un miracle!" Mais, le blé ne produisit pas de fruit! Le
commerce avait cessé; les riches avaient assez à manger, mais les
pauvres étaient plus pauvres qu'avant.
Alors Dieu envoya un troisième avertissement. Un jour, un homme arriva
dans la maison où tous les riches étaient assemblés, et dit; "J'ai
trouvé deux poissons dans le puits! La digue est rompue. La digue est
rompue. Protégez la ville, protégez les maisons des pauvres près de la
digue!"
Mais les riches continuèrent à danser. La mer entra dans la ville
pendant la nuit, et tout à coup toutes les maisons et tous les palais de
Stavoren furent submergés.[12] Les pauvres périrent, les riches périrent
aussi, et le Zuidersée occupe maintenant la place de la belle ville de
Stavoren, détruite à cause de l'égoïsme de ses habitants riches qui
refusaient de donner à manger aux pauvres.
[Note 12: Many dikes are built in Holland to prevent the country
from being submerged, as a great portion of it now lies beneath the
level of the North Sea.]
LE POISSON D'OR.[13]
[Note 13: This is a Russian fairy story. It is a favorite along the
shores of the Baltic Sea.]
Il y avait une île au milieu de l'océan où il y avait une petite cabane.
Dans cette cabane vivaient un vieillard et sa femme. Ils étaient
pauvres, très pauvres, et le mari avait seulement un filet. Tous les
jours il allait pêcher, et lui et sa femme mangeaient les poissons qu'il
prenait dans son filet.
Un jour après avoir pêché longtemps, il prit un petit poisson d'or qui
avait une voix humaine, et qui dit: "Brave homme, rejette-moi dans la
mer bleue. Je suis si petit, donne-moi la vie, et je ferai tout ce que
tu me demanderas."
Le pêcheur eut compassion du petit poisson, et retourna à la cabane sans
rien.
Sa femme demanda, "Eh bien, mon mari, as-tu pris beaucoup de poissons?"
"Non," dit-il, "j'ai pêché toute la journée, et j'ai seulement pris un
petit poisson d'or."
"Où est-il?" dit la femme.
"Dans la mer," répondit le pêcheur, "il m'a tant prié d'avoir compassion
de lui que je l'ai remis dans l'eau."
La femme était très indignée.
"Imbécile!" dit-elle, "tu avais la fortune dans la main et tu as été
trop stupide pour en profiter."
Elle parla tant que le vieillard, fatigué de ses reproches, courut au
bord de la mer, et cria:
"Poisson d'or, poisson d'or! viens à moi, la queue dans la mer, la tête
tournée vers moi!"
Le poisson d'or arriva aussitôt, et dit: "Vieillard, que veux-tu?"
"Je veux du pain pour ma femme qui est en colère."
"Va à la maison, vieillard, et tu trouveras du pain en abondance," dit
le poisson.
Le vieillard arriva à la cabane, "Eh bien, ma femme, as-tu du pain en
abondance?"
Public-domain text, read in full here on John Shaqi.
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