Contes et légendes. 1re PartieGuerber, H. A. (Hélène Adeline)
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Contes et légendes. 1re Partie
Guerber, H. A. (Hélène Adeline)
Fairy tales -- France; French language -- Readers; Legends -- France
Julien examina le portrait avec soin, et trouva le cadre cassé. Il
voulut réparer le cadre, et il vit quelque chose de curieux. Il examina
le cadre de plus près et découvrit bientôt des diamants, et un papier
sur lequel son bienfaiteur avait écrit:
"Je suis sûr que mes héritiers sont des ingrats. Je suis sûr qu'ils
vendront même mon portrait. Ce portrait sera peut-être acheté par une
personne à qui j'ai fait du bien. Ces diamants sont pour cette personne;
je les lui donne."
Le papier était signé, et personne ne put disputer la possession des
diamants à Julien, qui se trouva ainsi le vrai héritier de la fortune de
son bienfaiteur.
Il était si riche, qu'il pensa aux pauvres enfants de la ville,
orphelins comme lui. Il construisit une grande maison pour eux, et il
leur raconta souvent l'histoire du portrait de son cher bienfaiteur.
YVON ET FINETTE.[16]
[Note 16: Brittany is the most westerly province of France. The
people, who are called Bretons, are descendants of the ancient Celts.
They have a language of their own, are very imaginative, and delight in
extravagant tales like this one, which is one of their special
favorites. Laboulaye also gives a version of this tale in his "Fairy
Book."]
Dans la Bretagne, il y avait autrefois la noble famille des barons
Kerver. Le baron, qui était aussi brave que bon, avait douze enfants,
six fils, grands et forts comme lui, et six filles, belles comme le
jour, et vraiment adorables. Avec une telle famille vous pouvez
comprendre que le baron Kerver était fier et heureux, et quand un autre
enfant arriva, il dit: "Vraiment je ne sais pas où je trouverai la place
pour ce garçon, le château est déjà plein!"
Le nouveau-venu fut appelé Yvon et bientôt il gagna tous les coeurs par
sa franchise, sa bonne humeur et surtout par son courage, car il n'avait
peur de rien. Quand Yvon eut atteint l'âge d'homme il dit à son père:
"Mon père, vous avez tant d'enfants qu'il n'y a pas de place dans le
château pour moi. Permettez-moi d'aller chercher fortune."
Le baron Kerver refusa d'abord de se séparer de son cher enfant, mais
enfin il consentit au départ d'Yvon. Le jeune homme dit adieu à ses
parents, à ses frères et à ses soeurs et partit gaiement en répétant la
devise des Kerver: "En avant," chaque fois qu'un obstacle ou un danger
se présentait. Enfin il arriva à la mer et s'embarqua dans un vaisseau
prêt à partir, en criant: "En avant."
Quelques jours après, quand le vaisseau était en pleine mer, une tempête
terrible s'éleva, et bientôt le vaisseau fut englouti par les vagues, et
Yvon se trouva seul dans l'eau: "En avant," répéta-t-il courageusement,
et il se mit à nager vigoureusement. Il arriva enfin en vue de terre, et
après avoir fait beaucoup d'efforts il se trouva sur une plage, où il se
reposa quelques heures avant de continuer son chemin.
Public-domain text, read in full here on John Shaqi.
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