Contes et légendes. 1re PartieGuerber, H. A. (Hélène Adeline)
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Contes et légendes. 1re Partie
Guerber, H. A. (Hélène Adeline)
Fairy tales -- France; French language -- Readers; Legends -- France
Le garçon tendit une queue de chou, et la vieille femme dit:
"Oui, vous êtes assez gras." Elle porta les enfants dans sa cabane, et
dit à la fille de faire un grand feu dans le four. Quand il fut bien
chaud, elle dit aux enfants: "Maintenant, mettez-vous sur la pelle, l'un
après l'autre, et je vous mettrai au four."
La petite fille, toute tremblante, allait obéir, quand son frère prit sa
place. Mais quand la vieille prit la pelle, il roula à terre. La
sorcière se mit en colère, mais le garçon s'excusa poliment, et dit:
"Madame, nous sommes bien stupides, et bien gauches, je le sais;
montrez-nous comment nous placer sur la pelle!" La sorcière se plaça sur
la pelle, le garçon la poussa vite dans le four et ferma la porte.
Alors il prit tous les fromages de la sorcière, et accompagné de sa
petite soeur, il rentra tout joyeux chez son père. Quant à la sorcière,
elle fut bien rôtie, et personne ne pleura sa mort.
LE VRAI HÉRITIER.[15]
[Note 15: This anecdote is adapted from a story in a French Reader,
"Livre de Morale en Action," by Barrau.]
Julien était le fils d'un homme très pauvre. Son père tomba malade et
mourut, et le pauvre Julien était seul, tout seul. Julien était jeune,
et un homme riche dit: "Pauvre enfant, vous avez perdu votre père et
votre mère, vous êtes orphelin, vous êtes seul au monde. J'ai pitié de
vous!" Et l'homme riche plaça Julien dans une bonne famille, se chargea
de son éducation, et quand il fut assez grand il le plaça en
apprentissage.
Son apprentissage fini, Julien dit adieu à son bienfaiteur, et partit
pour son tour de France. Cinq ans après, il arriva à la maison. Il avait
beaucoup voyagé, il avait beaucoup travaillé, mais il n'avait pas gagné
beaucoup d'argent.
Sa première pensée en arrivant dans sa ville natale fut d'aller faire
visite à son bienfaiteur. Hélas, le pauvre homme était mort. Julien
trouva tous les héritiers dans la maison. Ils étaient tous furieux parce
que leur oncle n'avait pas laissé une aussi grande fortune qu'ils
avaient espéré.
Les héritiers désappointés firent une vente de tous les objets qui
étaient dans la maison de leur oncle. Julien alla à la vente, et il vit
avec surprise que les héritiers n'avaient aucun respect pour la mémoire
de leur oncle. Ils vendaient tout. Enfin Julien vit avec indignation
qu'ils vendaient même le portrait du pauvre mort.
Naturellement Julien acheta les objets que son bienfaiteur avait le plus
aimés, et naturellement il acheta aussi le portrait, et il donna tout
l'argent qu'il avait au monde pour l'obtenir. Il porta ce portrait dans
sa chambre, sa misérable petite chambre, et le suspendit contre le mur
par une petite ficelle (corde). Mais la ficelle était vieille, le
portrait était lourd, et bientôt la ficelle cassa, et le portrait tomba.
Public-domain text, read in full here on John Shaqi.
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