Contes et légendes. 1re PartieGuerber, H. A. (Hélène Adeline)
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Contes et légendes. 1re Partie
Guerber, H. A. (Hélène Adeline)
Fairy tales -- France; French language -- Readers; Legends -- France
La nouvelle de la grande fortune de la vieille femme était arrivée aux
oreilles d'un bel officier, qui se dit: "Quelle bonne chose que je ne
sois pas marié. J'irai demain matin, épouser cette belle demoiselle, et
je serai très riche."
Finette avait vainement attendu Yvon, et quand le soir arriva, elle
rentra, soigna sa vache, but un peu de lait et se coucha. Quand elle
ouvrit les yeux le lendemain matin, elle vit un bel officier, en
uniforme, au pied de son lit.
"Mademoiselle," dit-il, "je suis venu pour vous épouser. Levez-vous et
suivez-moi à l'église."
"Oh!" dit Finette, "je ne suis pas sûre que vous ferez un bon mari."
"Cela n'est d'aucune importance!" dit l'officier. "Suivez-moi, ou je
vous coupe la tête!" et le galant officier tira son sabre.
La pauvre Finette eut peur. Elle sauta du lit, et courut dans l'étable.
La vache recula effrayée, et s'arrêta dans la porte. L'officier ne
pouvait pas entrer pour arriver à Finette. Il prit la vache par la
queue, et commença à tirer. Finette dit: "Tenez-vous la queue?"
"Oh oui!" répondit l'officier; "je tiens la queue."
"Misérable!" cria Finette, "que la queue vous tienne, et que vous teniez
la queue jusqu'au coucher du soleil, et jusqu'à ce que vous ayez fait
le tour du monde ensemble."
Au même moment la vache partit au grand galop, et l'officier, qui ne
pouvait pas lâcher la queue, fut obligé de suivre la vache. Ils allèrent
comme le vent. Ils traversèrent les montagnes, les vallées, les plaines,
les lacs, les rivières, les mers, sans s'arrêter un instant. Ils
allèrent si vite, qu'ils firent tout le tour du monde et arrivèrent chez
Finette au moment où le soleil se couchait. Alors la queue de la vache
lâcha l'officier, l'officier lâcha la queue, et rentra vite chez lui, où
il alla se coucher, car il était bien fatigué de son long voyage.
Pendant ce temps Yvon avait entièrement oublié la pauvre Finette. Il
faisait la cour à la belle dame aux cheveux d'or, et il avait demandé sa
main en mariage. Le jour de la noce (mariage) arriva. Yvon monta dans
une belle voiture, avec la dame aux cheveux d'or et partit pour
l'église.
Le cocher fit claquer son fouet, les six chevaux s'élancèrent en avant,
et un trait se cassa. Le cocher arrêta les chevaux. On raccommoda le
trait. Le cocher fit claquer son fouet, les six chevaux s'élancèrent en
avant. Le trait se cassa de nouveau. On le raccommoda une seconde et une
troisième fois.
Enfin le bailli, qui était à cheval dans la procession, s'approcha de la
voiture et dit à Yvon: "Mon jeune maître, voyez-vous cette petite maison
qui brille là, entre les arbres. Dans cette maison il y a une dame.
Cette dame a une paire de pincettes. Je suis sûr qu'elle vous les
prêterait, et je suis certain que les pincettes tiendraient jusqu'au
coucher du soleil."
Public-domain text, read in full here on John Shaqi.
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