Contes et légendes. 1re PartieGuerber, H. A. (Hélène Adeline)
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Contes et légendes. 1re Partie
Guerber, H. A. (Hélène Adeline)
Fairy tales -- France; French language -- Readers; Legends -- France
Il fit venir son cheval, et il alla chercher Finette lui-même, et
l'escorta au château avec autant de cérémonie que si elle avait été une
princesse. Quand Finette arriva au château, le baron lui donna la place
d'honneur. Tout le monde la regarda avec admiration. Tout le monde
excepté Yvon, qui n'avait d'yeux et d'oreilles que pour la belle dame
aux cheveux d'or.
Finette regarda tristement Yvon. Enfin elle prit le troisième et dernier
boulet d'or, et dit tout bas: "Boulet, sauvez-moi." Un instant après
elle avait une belle coupe d'or à la main.
Elle remplit cette coupe de vin, la donna au domestique, et dit: "Portez
cette coupe à votre jeune maître, et dites-lui que la dame qui demeure
dans la petite maison qui brille là entre les arbres, lui donne cette
coupe et le prie de boire à sa santé."
Le domestique fit la commission. Yvon prit la coupe. Il regarda dans la
coupe, qui était une coupe magique, et vit comme dans un miroir les
différentes scènes de sa vie chez le géant, et son évasion avec Finette.
"Finette, ma chère Finette, où êtes-vous?" cria-t-il. "Que fait cette
femme à côté de moi? Pourquoi est elle à la place de ma chère Finette?"
Il leva les yeux, vit Finette, se précipita dans ses bras, l'embrassa
mille fois, et lui demanda mille fois pardon. Finette lui pardonna de
bon coeur, et le lendemain ils allèrent à l'église ensemble.
Le trait ne se cassa pas, le fond de la voiture ne tomba pas, la voiture
avança rapidement, sans encombre. Ils arrivèrent à l'église à l'heure,
ils furent mariés et ils furent toujours heureux, car la belle dame aux
cheveux d'or, qui était la sorcière, la tante du géant, avait disparu,
et ne revint plus jamais en Bretagne.
LE RENARD ET LE LOUP.[17]
[Note 17: A Russian fable.]
Il y avait une fois un homme et une femme. L'homme était âgé, et la
femme aussi. Un jour l'homme alla à la mer pour pêcher. L'homme prit
beaucoup de poissons. Il prit de grands poissons, de petits poissons, et
des poissons de grandeur moyenne. Il prit tant de poissons qu'il était
impossible de les porter tous, et il les mit dans un char pour les
porter à la maison.
En route l'homme vit un renard couché au milieu de la route. L'homme
descendit de son char. Il toucha le renard. Le renard ne bougea pas.
"Oh!" dit l'homme "Le renard est mort. Voilà un beau cadeau pour ma
femme!" Il prit le renard. Il jeta le renard dans le char avec le
poisson, et remontant dans le char, il continua son chemin (route).
Mais le renard n'était pas mort comme le pauvre homme l'avait supposé.
Il jeta tous les poissons du char, l'un après l'autre et quand il eut
jeté tous les poissons à terre, il descendit aussi.
Arrivé à la maison, l'homme dit à la femme:
"Ma femme, regardez le beau cadeau que je vous ai apporté."
"Où est ce cadeau?" demanda la femme.
"Là, dans le char, sur le poisson."
La bonne femme regarda, et dit: "Mon mari, il n'y a ni poissons, ni
cadeau dans le char."
Public-domain text, read in full here on John Shaqi.
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