Contes et légendes. 1re PartieGuerber, H. A. (Hélène Adeline)
General
Contes et légendes. 1re Partie
Guerber, H. A. (Hélène Adeline)
Fairy tales -- France; French language -- Readers; Legends -- France
L'homme tourna la tête, et vit que les poissons et le renard avaient
disparu, et naturellement il était bien désappointé, car il avait pensé
obtenir beaucoup d'argent pour son poisson.
Le renard, qui avait pris tout le poisson, était très occupé à manger le
poisson quand un loup arriva.
"Bonjour, mon frère," dit le loup.
"Bonjour," dit le renard.
"Donnez-moi des poissons," dit le loup.
"Allez en pêcher," répondit le renard.
"Mais je ne sais pas pêcher!" dit le loup.
"C'est très facile," dit le renard. "Allez sur la glace, près d'un trou,
plongez votre queue dans l'eau, et dites: 'Venez, venez, petits et gros
poissons,' et dans quelques minutes tous les poissons viendront se
pendre à votre queue."
Le loup, enchanté, alla à la rivière. Il alla sur la glace; il trouva un
trou; il plongea sa queue dans l'eau, et dit: "Venez, venez, petits et
gros poissons." Le renard arriva alors, et dit tout doucement: "Que le
ciel soit clair, clair, clair; que la queue du loup gèle, gèle, gèle!"
"Que dites-vous, mon ami?" demanda le loup.
"Je vous aide," dit le renard, et il partit quelques minutes après.
Le loup resta là toute la nuit, enfin il voulut partir. Impossible. La
queue était prise dans la glace. Le loup pensa: "Oh, j'ai pris tant de
poissons qu'il est impossible de les tirer tous hors de l'eau."
Les femmes du village arrivèrent au trou pour chercher de l'eau. Quand
elles virent le loup, elles se mirent à crier aussi fort que possible:
"Au loup! Au loup! Tuez-le, tuez-le."
Tous les hommes arrivèrent avec de grands bâtons. Les hommes frappèrent
le pauvre loup, qui arracha sa queue du trou et partit en toute hâte en
hurlant de douleur.
Pendant que les hommes et les femmes étaient occupés à battre le pauvre
loup, le renard était entré dans les maisons, et il avait mangé beaucoup
de bonnes choses. Enfin le renard mit la tête dans un seau de pâte, se
barbouilla bien, et alla à la rencontre du loup.
Le loup dit: "Méchant renard, regardez ma pauvre queue!"
"Oh!" dit le renard en gémissant, "regardez ma pauvre tête!"
"Oh!" dit le loup. "Les méchantes gens vous ont battu aussi, mon pauvre
petit frère. Vous êtes plus malade que moi, montez sur mon dos, je vous
porterai à la maison."
Le renard monta sur le dos du loup, et chanta gaiement:
"Celui qui a été battu
Porte celui qui n'a pas été battu."
Mais le loup était trop stupide pour comprendre, et il pensa seulement:
"Mon petit frère est très courageux. Il a la tête malade, et il chante
gaiement. Moi, qui ai seulement la queue malade, je ne chante pas, oh
non, je ne chante pas."
LA MAUVAISE FEMME.[18]
[Note 18: A Russian folktale.]
Public-domain text, read in full here on John Shaqi.
Reviews
Reviews
No reviews yet
Be the first to share your thoughts on this work.
Join the Discussion
Join the discussion
Sign in to leave a comment or review.
Sign InorCreate an account