Correspondence Relating to Executions in Turkey for Apostacy from Islamism — John Shaqi
Correspondence Relating to Executions in Turkey for Apostacy from IslamismVarious
Islamic
Correspondence Relating to Executions in Turkey for Apostacy from Islamism
Various
Apostasy -- Islam; Executions (Islamic law)
"Quant à moi, personnellement, j'ai en horreur même d'égorger une
poule. Les exécutions, si fréquentes dans l'ancien système, sont
très rares aujourd'hui. Mais dans le cas récent, je vous ai déjà
dit, et je vous répète, qui ni les Ministres, ni le Sultan, ne
pouvaient absolument pas sauver la vie de l'Arménien. Les lois du
Coran ne forcent personne de se faire Musulman; mais elles sont
inexorables tant à l'égard du Musulman qui embrasse une autre
religion, qu'à l'égard du non-Musulman qui, après avoir de son
propre gré embrassé publiquement l'Islamisme, est convaincu d'y
avoir renoncé. Nulle considération ne peut faire commuer la peine
capitale à laquelle la loi le condamne sans miséricorde. Le seul,
l'unique moyen d'échapper à la mort, c'est pour l'accusé de déclarer
qu'il s'est fait de nouveau Musulman. C'est dans le seul but de
sauver la vie a l'individu en question que nous avons, contre la
lettre de la loi, qui exige que la sentence dans le cas dont il
s'agit soit mise à exécution aussitôt qu'elle a été prononcée, que
nous lui avons laissé quelques jours de temps pour y bien réflêchir,
avec l'assurance que la déclaration voulue par la loi une fois
faite, il serait mis en liberté, et qu'il pourrait partir de
Constantinople; mais comme il a résisté à toutes les tentatives
faites pour le persuader de recourir au seul moyen d'échapper à la
mort, force fut à la fin d'obéir à la loi, sans quoi les Oulémas se
souleveraient contre nous. L'exécution a dû, aux termes de la loi,
être faite publiquement."
Voyant que le Grand Vizir n'avait rien dit par rapport aux
observations de votre Excellence sur ce qui arriverait si un
étranger, un Anglais par exemple, se trouvait dans des circonstances
analogues, j'ai prié son Altesse de considérer et de faire
considérer au Ministère Ottoman, dans quelle position la Porte se
mettrait vis à vis du Gouvernement Anglais, si elle recourait à des
violences. Le Grand Vizir a dit alors: "Je ne sais pas vraiment ce
qu'un cas pareil exigerait s'il s'agissait d'un étranger; j'ignore
ce que les lois disent à l'égard d'un Franc qui se trouverait
compromis par les circonstances qui ont fait condamner à la mort
l'Arménien, qui est un rayah."
Le Grand Vizir a fini par dire; "Faites mes complimens à Monsieur
l'Ambassadeur, et dites lui que j'apprécie ses sentimens d'humanité
et de bienveillance; mais que ce qui vient d'arriver était un mal
tout à fait sans remêde."
J'ai l'honneur. &c.,
(Signé) FRED. PISANI.
(Translation.)
Excellency, _Pera, August_ 24, 1843.
In conformity with your orders I saw the Grand Vizier and
communicated to him, word for word, the message contained in your
confidential instruction of yesterday respecting the young Armenian
who has just been executed. His Highness made answer to the
following effect:--
Public-domain text, read in full here on John Shaqi.
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