manière extrêmement confuse...
“Sa mère, d’accord avec tous ceux qui nous ont si souvent parlé
de lui pour l’avoir connu, et que notre position sociale ne
fera, certes, pas suspecter de flatterie, sa mère nous l’a
toujours dépeint comme le plus honnête homme que l’on puisse
rencontrer, comme l’homme le plus aimant, le plus franc, le
plus loyal, le plus désintéressé, le plus généreux, le plus
dévoué à ses parents, à ses amis, à son pays natal et à sa
patrie. Quoi d’étonnant, nous dira-t-on? Dans la bouche d’une
mère, que prouve un pareil éloge? Rien, sinon qu’elle adorait
son fils. On ajoutera: Est-ce que pour juger un homme la
postérité devra s’en rapporter aux déclarations de la mère
et des fils de cet homme? Non, sans doute, elle ne le devra
pas, nous ne convenons. Mais aussi, pour juger ce même homme
devra-t-elle s’en rapporter aux déclarations de ses ennemis?
Elle ne le devra pas davantage. Et pourtant que ferait-elle si,
pour juger Danton, elle ne consultait que les ‘Mémoires’ de
ceux qu’il a toujours combattus?...
“On a reproché à Danton d’avoir exploité la Révolution pour
amasser scandaleusement une fortune énorme. Nous allons prouver
d’une manière incontestable que c’est à très grand tort qu’on
lui a adressé ce reproche. Pour atteindre ce but, nous aliens
comparer l’état de sa fortune au commencement de la Révolution
avec l’état de sa fortune au moment de sa mort.
“Au moment où la Révolution éclata, notre père était avocat aux
conseils du Roi. C’est un fait dont il n’est pas nécessaire de
fournir la preuve: ses ennemis eux-mêmes ne le contestent pas.
Nous ne pouvons pas établir d’un manière précise et certaine
ce qu’il possédait à cette époque, cependant nous disons que,
s’il ne possédait rien autre chose (ce qui n’est pas prouvé)
_il possédait au moins sa charge_, et voici sur ce point notre
raisonnement:—
“(1ᵒ) Quelques notes qui sont en notre possession nous prouvent
que Jacques Danton, notre grand-père, décédé a Arcis, le 24
février 1762, laissa des immeubles sur le finage de Plancy et
sur celui d’Arcis, il est donc présumable que notre père, né
le 26 octobre 1759, et par consequent resté mineur en très bas
âge, a dû posséder un patrimoine quelconque, si modique qu’on
veuille le supposer.”...
[Here follow guesses as to how he paid for his place in the
_Conseils_. They are of no importance now, as we possess
the documents which give us this (p. 365). The only point
of interest in the passage omitted is the phrase, “probably
our mother brought some dowry.” We know its amount (p. 366),
but the sentence is an interesting proof of the complete
dislocation which Germinal produced in the family.]
Public-domain text, read in full here on John Shaqi.
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