England's Case Against Home RuleDicey, A. V. (Albert Venn)
History
England's Case Against Home Rule
Dicey, A. V. (Albert Venn)
Home rule -- Ireland
[3] De Beaumont's opinions on this point are perfectly clear: they
represent the judgment of an extremely able thinker, who approaches the
problems presented by Irish society with an impartiality which from the
nature of things is unattainable by any Englishman or Irishman. His
utterances will moreover command the more respect from the consideration
that De Beaumont, belonging as he did to the school of his intimate
friend De Tocqueville, was inclined rather to overrate than to underrate
the virtues of self-government; whilst as a Frenchman he possessed a
knowledge which cannot fall to any Englishman of the benefits conferred
upon the people by a good administration of the French type. The
following extracts from a chapter too long for complete citation, which
is written to show that Ireland needs a centralised government, deserve
the most careful attention. The whole chapter, and indeed the whole work
to which it belongs, ought at the present moment to be familiar to every
English Liberal:--
"_Pour detruire le pouvoir politique de l'aristocratie, il faudrait lui
oter l'application quotidienne des lois, comme on l'a privee
precedemment adu pouvoir de les faire. Il faudrait, par consequent,
modifier profondement le systeme administratif et judiciaire qui repose
sur l'institution des juges de paix et sur l'organisation des grands
jurys, tels qu'ils sont constitues aujourd'hui. Et d'abord, pour
executer cette reforme, il faudrait centraliser le pouvoir_.
* * * * *
"_Plus on considere l'etat de l'Irlande, et plus il semble qu'a tout
prendre un gouvernement central fortement constitue serait, du moins
pour quelque temps, le meilleur que puisse avoir ce pays. Une
aristocratie existe, qu'on veut reformer. Mais a qui remettre le pouvoir
qu'on va retirer de ses mains? Aux classes moyennes?--Elles ne font que
de naitre en Irlande. L'avenir leur appartient; mats ne
compromettront-elles pas cet avenir, si la charge de mener la societe
est confiee des aujourd'hui a leurs mains inhabiles et a leurs ardentes
passions?_
_"Telle est aujourd'hui en Irlande la situation des partis, que l'on ne
peut obtenir quelque justice des pouvoirs politiques, si on les laisse a
l'aristocratie protestante, et que l'on ne saurait guere en esperer
davantage, si on les donne aussitot a la classe moyenne catholique qui
s'eleve._
_"Ce qu'il faudrait a l'Irlande, ce serait une administration superieure
aux partis, a l'ombre de laquelle les classes moyennes pussent grandir,
se developper et s'instruire, pendant que l'aristocratie perdrait son
pouvoir._
* * * * *
_"Il n'entre, du reste, ni dans mon desir, ni dans mon plan, d'expliquer
la forme et le mecanisme de la centralisation qui conviendrait a
l'Irlande, et dont je me borne a reconnaitre en principe l'utilite
passagere pour ce pays; je ne hasarderai, sur ce sujet, qu'une seule
idee pratique._
Public-domain text, read in full here on John Shaqi.
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