Lamarck, the Founder of Evolution: His Life and WorkPackard, A. S. (Alpheus Spring)
History
Lamarck, the Founder of Evolution: His Life and Work
Packard, A. S. (Alpheus Spring)
Evolution (Biology); Lamarck, Jean Baptiste Pierre Antoine de Monet de, 1744-1829; Naturalists -- France -- Biography
Lorsque je commençai mes études à Paris, on ne s'occupait guère des
idées générales de De Lamarck que pour s'en moquer. Excepté Geoffroy
St. Hilaire et De Blainville, dont j'ai pu suivre les belles leçons
et qui le citaient souvent, on parlait peu de la philosophie
zoologique.
Il m'a été possible de causer avec des anciens collègues du grand
naturaliste; au Jardin des Plantes de très grands savants, dont je
ne veux pas écrire le nom, le traitaient _de fou_!
Il avait loué un appartement sur le haut d'une maison, et là
cherchait d'après la direction des nuages à prévoir l'état du temps.
On riait de ces études. N'est-ce pas comme un observatoire de
météorologie que ce savant zoologiste avait pour ainsi dire fondé
avant que la science ne se fut emparée de l'idée?
Lorsque j'eus l'honneur d'être nommé professeur au Jardin des
Plantes en 1865, je fis l'historique de la chaire que j'occupais, et
qui avait été illustrée par De Lamarck et De Blainville. Je crois
que je suis le premier à avoir fait l'histoire de notre grand
naturaliste dans un cours public. Je dus travailler pas mal pour
arriver à bien saisir l'idée fondamentale de la philosophie. Les
définitions de la nature et des forces qui président aux changements
qui modifient les êtres d'après les conditions auxquelles ils sont
soumis ne sont pas toujours faciles à rendre claires pour un public
souvent difficile.
Ce qui frappe surtout dans ses raisonnements, c'est que De Lamarck
est parfaitement logique. Il comprend très bien ce que plus d'un
transformiste de nos jours ne cherche pas à éclairer, que le premier
pas, le pas difficile à faire pour arriver à expliquer la création
par des modifications successives, c'est le passage de la matière
inorganique à la matière organisée, et il imagine la chaleur et
l'électricité comme étant les deux facteurs qui par attraction ou
répulsion finissent par former ces petits amas organisés qui seront
le point de départ de toutes les transformations de tous les
organismes.
Voilà le point de départ--la génération spontanée se trouve ainsi
expliquée!
De Lamarck était un grand et profond observateur. On me disait au
Museum (des contemporains) qu'il avait l'Instinct de l'Espèce. Il y
aurait beaucoup à dire sur cette expression--l'instinct de
l'espèce--il m'est difficile dans une simple lettre de développer
des idées philosophiques que j'ai sur cette question,--laquelle
suppose la notion de l'individu parfaitement définie et acquis.
Je ne vous citerai qu'un exemple. Je ne l'ai vu signalé nulle part
dans les ouvrages anciens sur De Lamarck.
Public-domain text, read in full here on John Shaqi.
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