New version of Les contes d'Hoffmann (The tales of Hoffman)Offenbach, Jacques
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New version of Les contes d'Hoffmann (The tales of Hoffman)
Offenbach, Jacques
Hoffmann, E. T. A. (Ernst Theodor Amadeus), 1776-1822 -- Drama; Operas -- Librettos
Bien, tu m'as deviné,
A séduire les coeurs entre toutes savante,
Tu m'as déjà donné
L'ombre de Schlemil! Je varie
Mes plaisirs et te prie
De m'avoir aujourd hui
Le reflet d'Hoffman!
GIULETTA.
Quoi! son reflet!
DAPERTUTTO.
Oui!
Son reflet... tu doutes
De la puissance de tes yeux?
GIULETTA.
Non.
DAPERTUTTO.
Qui sait? Ton Hoffman rêve peut être mieux.
(avec dureté).
Oui, j'étais la, tout a l'heure, aux écoutes,
Il te défie...
GIULETTA.
Hoffman?... c'est bien!... dés aujourd'hui
J'en ferai mon jouet.
(Hoffman entre.)
DAPERTUTTO.
C'est lui!
(Dapertutto sort. Hoffman fait mine de s'eloigner.)
GIULIETTA (à Hoffman).
Vous me quittez?
HOFFMAN (railleur).
J'ai tout perdu.
GIULIETTA.
Quoi... vous aussi!...
Ah! vous me faites injure
Sans pitié, ni merci
Partez... partez!...
HOFFMAN.
Tes larmes t'ont trahie.
Ah je t'aime... fut-ce au prix de ma vie.
GIULIETTA.
Ah malheureux, mais tu ne sais donc pas
Qu'une heure, qu'un moment, peuvent t'être funestes?
Que mon amour te perd a jamais si tu restes?
Ne repousse pas ma prière
Ma vie est à toi toute entière.
Partont je te promets d'accompagner tes pas.
HOFFMAN.
O Dieu de quelle ivresses embrases tu mon âme?
Comme un concert divin ta voix me pénêtre;
D'un feu doux et brulant mon être est dévoré;
Tes regards dans les miens ont épanché leur flamme
Comme des astres radieux
Et je seus, ô mon bien aimée,
Passer ton haleine embaumée
Sur mes lèvres et sur mes yeux.
GIULIETTA.
Aujourd'hui cependant affermis mon courage.
En me laissant quelque chose de toi!
HOFFMAN.
Que veux tu dire?
GIULIETTA.
Ecoute et ne ris pas de moi.
(Elle enlace Hoffman et prend un miroir.)
Ce que je veux c'est ta fidèle image
Qui reproduit tes traits ton regard ton visage,
Le reflet que tu vois sur le mien se pencher.
HOFFMAN.
Quoi! mon reflet? quelle folie!
GIULIETTA.
Non! car il peut se détacher,
Le la glace polie.
Pour venir tout entier dans mon coeur se cacher.
HOFFMAN.
Dans ton coeur?
GIULIETTA.
Dans mon coeur. C'est moi qui t'en supplies,
Hoffman, comble mes voeux!
HOFFMAN.
Mon reflet?
GIULIETTA.
Ton reflet. Oui sagesse on folie,
Je l'attends, je le veux!
HOFFMAN.
Extase, ivresse, inassouvie,
Mon reflet, mon âme et ma vie à toi, toujours à toi!
GIULIETTA.
Si ta présence m'est ravie,
Je veux garder de toi
Ton reflet, ton âme et ta vie
Ami, donne les moi!
GIULIETTA (vivement).
Schlemil!
(Schlemil entre suivi de Nicklausse. Dappertutto, Pittichinaccio et
autres.)
SCHLEMIL.
J'en étais sûr! Ensemble!
Venez, messieurs, venez,
C'est pour Hoffman à ce qu'il semble,
Que nous sommes abandonnés.
(Rires ironiques.)
HOFFMAN (presque parlé).
Monsieur!
GIULIETTA (à Hoffman).
Silence!
(bas) Je t'aime, il a ma clef.
PITTICHINACCIO (a Schlemil).
Tuons le.
SCHLEMIL.
Patience!
DAPPERTUTTO (à Hoffman).
Comme vous êtes pâle.
HOFFMAN.
Moi!
DAPERTUTTO (lui présentant le miroir.)
Voyez plutôt!
Public-domain text, read in full here on John Shaqi.
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