Notes on the Diplomatic History of the Jewish Question: With Texts of Protocols, Treaty Stipulations and Other Public Acts and Official Documents — John Shaqi
Notes on the Diplomatic History of the Jewish Question: With Texts of Protocols, Treaty Stipulations and Other Public Acts and Official DocumentsWolf, Lucien
History
Notes on the Diplomatic History of the Jewish Question: With Texts of Protocols, Treaty Stipulations and Other Public Acts and Official Documents
Wolf, Lucien
Jews -- Restoration
M. Waddington déclare que, fidèles aux principes qui les ont inspirés
jusqu'ici, les Plénipotentiaires de France demandent que le Congrès pose
à l'indépendance Roumaine les mêmes conditions qu'à l'indépendance
Serbe. Son Excellence ne se dissimule pas les difficultés locales qui
existent en Roumanie, mais, après avoir mûrement examiné les arguments
qu'on peut faire valoir dans un sens et dans l'autre, les
Plénipotentiaires de France ont jugé préférable de ne point se départir
de la grande règle de l'égalité des droits et de la liberté des cultes.
Il est difficile, d'ailleurs, que le Gouvernement Roumain repousse, sur
son territoire, le principe admis en Turquie pour ses propres sujets.
Son Excellence pense qu'il n'y a pas à hésiter que la Roumanie,
demandant à entrer dans la grande famille Européenne, doit accepter les
charges et même les ennuis de la situation dont elle réclame le
bénéfice, et que l'on ne trouvera, de longtemps, une occasion aussi
solennelle et décisive d'affirmir de nouveau les principes qui font
l'honneur et la sécurité des nations civilisées. Quant aux difficultés
locales, M. le Premier Plénipotentiaire de France estime qu'elles seront
plus aisément surmontées lorsque ces principes auront été reconnus en
Roumanie et que la race Juive saura qu'elle n'a rien à attendre que de
ses propres efforts et de la solidarité de ses intérêts avec ceux des
populations indigènes. M. Waddington termine en insistant pour que les
mêmes conditions d'ordre politique et religieux indiquées pour la Serbie
soient également imposées à l'État Roumain.
Le Prince de Bismarck faisant allusion aux principes du droit public en
vigueur d'après la Constitution de l'Empire Allemand, et à l'intérêt que
l'opinion publique attache à ce que les mêmes principes suivis dans la
politique intérieure soient appliqués à la politique étrangère, déclare
s'associer, au nom de l'Allemagne, à la proposition Française.
Le Comte Andrássy adhère à la proposition Française.
Lord Beaconsfield dit qu'il donne une complète adhesion, au nom du
Gouvernement Anglais, à la proposition Française. Son Excellence ne
saurait supposer un instant que le Congrès reconnaîtrait l'indépendance
de la Roumanie en dehors de cette condition.
Les Plénipotentiaires Italiens font la même déclaration.
Le Prince Gortchacow, se référant aux expressions par lesquelles a été
motivée la proposition Française et qui donnent la plus grande extension
à la liberté religieuse, se rallie entièrement à cette proposition.
Le Comte Schouvaloff ajoute que l'adhésion de la Russie à l'indépendance
est cependant subordonnée à l'acceptation par la Roumanie de la
retrocession réclamée par le Gouvernement Russe.
Les Plénipotentiaires Ottomans n'élèvent aucune objection contre les
principes présentés par les Plénipotentiaires Français, et le Président
constate que le Congrès est unanime à n'accorder l'indépendance à la
Roumanie qu'aux mêmes conditions posées à la Serbie.
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